Critères d’appréciation de la qualité de la gestion des stocks

Pour mesurer la qualité la qualité de la gestion des stocks, on dispose pour cela de divers critères qui, s’ils ne permettent pas des mesures en valeur absolue, autorisent du moins des comparaisons entre entreprises similaires et surtout la surveillance de l’évolution, dans le temps, des résultats obtenus dans une entreprise déterminée.

Critères propres au niveau et à la conservation des stocks

Pour évaluer la performance de la gestion des stocks, on utilise généralement deux indicateurs de base : le taux de rotation des stocks et le taux de rupture.

Taux de rotation.

C’est le nombre de fois que le stock se renouvelle au cours d’une période de référence (par exemple : le mois, le trimestre ou l’année).

Pour une entreprise donnée, il est obtenu en faisant le rapport entre les ventes, la consommation ou tout simplement les sorties d’un article du stock et le stock physique moyen correspondant.

La gestion des stocks est d’autant plus performante que le taux de rotation est élevé.

Exemple : Une entreprise dont le stock moyen annuel est de 500 000 $ et dont le chiffre d’affaires annuel est de 5 millions de dollars a un taux de rotation global des stocks de 10.

  • Nombre et valeur des articles à épuiser et à éliminer.

C’est continuellement que des articles du stock sont déclassés en articles à épuiser par consommation sans renouvellement ou à éliminer par vente au rabais, ferraillage ou destruction ; ces déclassements tiennent à l’évolution de la technique, de la mode, des goûts, des règlements.

Il convient de surveiller l’évolution de a variété de ces articles, de leurs stocks en quantités et en valeurs ; cette surveillance doit s’exercer à un rythme d’autant plus rapide que les articles en stock sont plus sujets à l’obsolescence à des répercussions directes sur les résultats d’exploitation.

  • Nombres de rupture de stock.

Une augmentation peut être significative d’un niveau de stock trop bas ou d’une précision insuffisante des prévisions.

Une diminution peut être due à un accroissement du niveau du stock, à une meilleure surveillance de son évolution, à une amélioration de la qualité des prévisions. L’idéal serait évidemment de valoriser chaque rupture de stock, en fonction des frais réellement engendrés, et de surveiller l’évolution dans le temps du total de ces frais. Mais généralement, une telle recherche semble irréalisable.

  • Evolution des stocks.

Si la couverture présentée par les stocks est une indication précieuse quant à la qualité de la gestion, elle ne dispense pas e suivre l’évolution des stocks en valeur.

En effet, celle-ci influence directement la trésorerie et les résultats de l’exercice. De ce fait, la direction l’entreprise peut être amenée à imposer une réduction du niveau des stocks, quitte à s’écarter d’une gestion économique des approvisionnements et à risquer des interruptions dans l’exploitation.

Critères d’appréciation de la qualité de la gestion des stocks propres au renouvellement des stocks

  • Frais moyens de passation d’une commande.

Ce ratio, obtenu en divisant le total des frais de passation de commande par le nombre de commandes, entre indirectement dans le calcul de la période économique de commande. Mais il est intéressant d’en suivre l’évolution pour apprécier la qualité de la gestion des stocks.

Pris isolément, ce ratio n’est pas significatif, il doit être examiné parallèlement à l’étude de l’indice des prix obtenus .Enfin, il doit être ramené à une valeur constante es indices de salaires, charges sociales, et autres postes de frais, pour que des comparaisons dans le temps
soient valables.

  • Rapport des frais de passation de commande au montant total des achats.

Généralement ce rapport se situe entre 1 et 2%. Mais il faut en examiner avec précaution les variations avant de tirer des conclusions .En effet, une augmentation des effectifs entraîne un accroissement des frais de fonctionnement ; mais elle peut déboucher sur une diminution
des prix obtenus beaucoup plus élevée que cet accroissement de frais et être donc parfaitement justifiée. Néanmoins, elle es traduira par une hausse de la valeur de ce rapport.

Bien entendu, les valeurs entrant dans le calcul de ce rapport doivent être coorigées de l’évolution des indices de salaires et de prix à la production.

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