Définition du contrôle de gestion

Le contrôle de gestion constitue l’une des disciplines académiques relevant des sciences de gestion, au même titre que le marketing ou la finance ; mais c’est avant tout une fonction qui occupe dans toutes les organisations, pas uniquement dans les entreprises, une place croissante, et un métier qui exige une qualification précise.
dans cet article nous répondons à cette principale question : quelle est la définition du contrôle de gestion ?
 
   Le contrôle de gestion consiste en un certain nombre de procédures ayant pour finalité de permettre à la direction de s’assurer que les objectifs sont atteints de manière efficiente, c’est-à-dire en utilisant au mieux les ressources rares qui lui sont confiées. Comme généralement, du fait de la division du travail, il est nécessaire de déléguer des responsabilités (la direction ne peut pas tout faire…), le contrôle de gestion doit permettre de s’assurer que les comportements individuels vont bien dans le sens de ces objectifs (on peut parler de « convergence des buts »).
 
    L’efficience des décisions de gestion dépend des informations dont dispose le dirigeant. Il ne peut y avoir de bonne décision sans système d’information. La comptabilité de gestion est un système d’information destiné à éclairer les décisions du dirigeant, Mais si le contrôle de gestion s’appuie sur la comptabilité de gestion, il ne se réduit pas à la comptabilité de gestion.
 
   Autrement dit, le contrôle de gestion est un contrôle exercé par le dirigeant sur ses subordonnés pour qu’ils atteignent un objectif. Mais il faut préciser que le terme de « contrôle » a deux dimensions : 
  •  la vérification
   C’est le sens pris lorsque l’on parle d’un contrôle d’identité, ou d’un contrôle en temps limité.
  •  la maîtrise
 C’est le sens pris dans l’expression  « avoir le contrôle de la situation ». Cette seconde dimension renvoie directement au rôle de pilote du dirigeant, celui d’orienter les décisions de ses subordonnés, celui d’incitation.
En définitive, définir le contrôle de gestion, c’est inévitablement développer les deux dimensions (vérification/incitation) :
  • le contrôle de gestion est un ensemble de procédures qui permettent au dirigeant de fixer des objectifs, donc d’inciter ses subordonnés à œuvrer dans le sens fixé pour l’organisation.
  • le contrôle de gestion est un ensemble de procédures qui permettent au dirigeant de vérifier que les objectifs qu’il fixe à ses subordonnés sont atteints.
   Le contrôle de gestion peut être amené à utiliser des informations autres que comptables. Par exemple, des indices de satisfaction client, des délais de paiement ou de livraison, des indices de qualité, etc. permettent au dirigeant de « contrôler » ses subordonnés. Si l’on compare les définitions de la comptabilité de gestion et du contrôle de gestion, on constate que la comptabilité de gestion est un « système d’information » (essentiellement quantitatif et exprimé en valeur monétaire) alors que le contrôle de gestion est un « processus », un « ensemble de procédures » permettant le contrôle. Le contrôle de gestion est plus large que la comptabilité de gestion. Le contrôle de gestion inclut des problématiques de délégation de pouvoir, de découpage de l’entreprise en centres de responsabilité, des procédures de contrôle budgétaire, de prix de cessions internes, de tableaux de bords, de modélisations mathématiques, d’appréciation du risque.
  • efficacité et efficience
En sciences de gestion, il est d’usage de faire la distinction entre efficacité et efficience. Une action est efficace quand l’objectif est atteint, mais elle n’est efficiente que si les ressources utilisées pour atteindre l’objectif n’ont pas été consommées outre mesure, donc si le bilan « coûts-avantages » est favorable. Dans le langage courant, l’efficience est incluse dans l’efficacité.
 
Remarquons que le contrôle de gestion n’apparaît véritablement de façon formalisée que dans les entreprises d’une certaine taille, du fait de la nécessité de diviser le travail, de déléguer les responsabilités, et donc de contrôler les résultats. Le petit commerçant qui gère seul son magasin n’a pas vraiment besoin de contrôle de gestion, mais de gestion tout court (il n’a pas véritablement besoin non plus de la comptabilité, qui est vue essentiellement comme une contrainte fiscale) ; la grande entreprise, avec plusieurs usines et plusieurs agences commerciales régionales, si… On parlera alors d’un système de contrôle, qui utilise principalement (mais pas uniquement) des informations d’origine comptable.
Article précédentExercices corrigés de la comptabilité générale en PDF
Article suivantLe compte de résultats : définitions, classification et présentation

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici