Les différentes écoles libérales

Il est apparut au début des années 70 représenté par deux économistes : FRIEDMAN ET HAYECK Frederick pour justifier leurs propositions, ils ont utilisés deux arguments : la situation dans les pays de l’ex bloc soviétique (catastrophique) et la crise économique prévalant en occident. Ils accusent la pensée keynésienne d’être à l’origine de ce dysfonctionnement grave de l’économie mondiale

Voici les différentes écoles libérales

L’Ecole de Chicago et le courant monétariste

Avec Franck Knight (1885-1972) est le fondateur de l’école dite de Chicago. Dans son ouvrage « Risque, Incertitude et Profit » (1921), Knight introduira une distinction entre le risque et l’incertitude. Le risque correspond à une situation dans laquelle l’avenir peut être appréhendé par l’intermédiaire de probabilités (on dit que l’avenir est probabilisable).

A l’opposé, l’incertitude désigne une situation dans laquelle il est impossible de faire une quelconque projection (pas de probabilités possibles). Le profit est ainsi présenté comme la contrepartie du risque assumé par l’entrepreneur, ou tout du moins l’incertitude dans laquelle il est lorsqu’il prend une décision. Le profit sera donc d’autant plus élevé que l’incertitude de l’avenir est grande.

Milton Friedman fait partie de l’Ecole de Chicago. Dans son ouvrage « Capitalism and Liberty » (1962), il explique que dans une économie de marché, la réduction du rôle de l’Etat est la seule manière d’atteindre la liberté politique et économique.

Dans un autre ouvrage, intitulé « Free to Choose » (1980) co-rédigé avec sa femme, Rose, Milton Friedman défend la thèse de la supériorité du système libéral sur tous les autres systèmes.

Milton Friedman sera également l’initiateur du courant monétariste et l’un des plus grands opposants à la théorie keynésienne. Il considère que la monnaie a un rôle déstabilisateur à court terme sur les prix et sur les changes (une politique monétaire limitant la progression de la masse monétaire serait donc efficace pour lutter contre l’inflation). La monnaie ne joue cependant aucun rôle à moyen ou long terme.

L’Ecole de l’Economie de l’Offre

L’économie de l’offre s’oppose à l’économie de la demande, popularisée par John Maynard Keynes dans les années 30.

Au lieu de stimuler la croissance économique par la consommation, l’investissement ou les dépenses publiques, les économistes de l’offre considèrent qu’il convient d’aider les entreprises à produire des biens et des services (subventions dans certains secteurs économiques), de les inciter à conquérir de nouveaux marchés et de diminuer l’imposition qui pèse sur les entreprises (impôt sur les sociétés, taxe professionnelle…) et les revenus des travailleurs (cotisations sociales…).

Ce courant est principalement représenté par Arthur Laffer (1940), Bruce Bartlett (1951) et George Gilder (1939). On pourrait dire simplement que la formule de l’école de l’économie de l’offre est « J.B Say, rien que J.B Say ! L’offre crée ses débouchés »5.

Une illustration célèbre des apports de cette école est la célèbre courbe de Laffer, selon laquelle l’augmentation de la pression fiscale conduit à une diminution des rentrées fiscales, du fait de la fraude, de l’évasion ou encore de la diminution volontaire d’activité.

Ainsi une réduction massive de la pression fiscale, en encourageant l’effort et l’esprit d’entreprise, deviendrait le moyen de relancer l’activité économique sans pour autant amener une réduction des dépenses publiques.

 Les différentes écoles libérales
Fig : La courbe de Laffer

Le niveau de recettes fiscales OR peut être obtenu avec un taux de pression fiscale faible (t) ou un taux de pression fiscale élevé (v). Le point E correspond au niveau maximum de recettes fiscales.

L’Ecole de l’Economie Publique

La théorie néoclassique s’intéressait au consommateur et au producteur. L’Etat est ignoré puisque seul le marché permet une meilleure allocation des ressources. Or l’Etat a un rôle de plus en plus important. L’Etat est considéré comme le représentant de l’intérêt général.

L’Ecole de l’Economie Publique est donc apparue pour combler ce vide. On distingue d’une part, ceux qui s’attaquent principalement au problème délicat posé par la politique sociale, et d’autre part ceux qui s’intéressent au problème de l’offre et la demande de biens collectifs (Ecole des Choix Publics).

Aujourd’hui les transferts sociaux, et plus généralement la redistribution ont atteint des seuils importants. Les économistes de cette école ne cherchent pas à supprimer ces transferts, mais plutôt à établir une méthode de choix qui optimiserait l’efficacité de ces transferts. Gordon Tullock (Le marché politique, 1978) et James Buchanan (prix Nobel 1985) sont les dignes représentants de cette école.

La Nouvelle Ecole Classique

Les leaders de cette école (R.E Lucas, T.J Sergent, N. Wallace, J. Muth) veulent trouver les fondements microéconomiques de la macroéconomie.

Leurs postulats de base sont d’une part, la capacité des agents économiques à optimiser et à anticiper rationnellement, d’autre part l’équilibre des marchés. La nouvelle école classique n’est pas un simple retour au néoclassique. Il s’agit de construire ici des modèles macroéconomiques d’aide à la décision.

La nouvelle école keynésienne

Les nouveaux keynésiens vont relever le défi lancé par l’école des anticipations rationnelles et de la nouvelle macroéconomie classique à la théorie de la synthèse néo-classique.Gregory Mankiw considère la Théorie du déséquilibre comme constituant la première vague de la nouvelle économie keynésienne.

La seconde vague représentée parStanley Fischer a cherché à intégrer les anticipations rationnelles dans un contexte de déséquilibre de marché, tandis que l’objectif de la troisième vague a été de comprendre pourquoi certains marchés sont déséquilibrés.

La « nouvelle économie keynésienne » (NEK) peut à son tour être présentée comme la contre-réaction keynésienne à cette nouvelle économie classique ; le choix du terme « nouveau (nouvelle) » sert alors à désigner les adversaires privilégiés.

La NEK aurait donc parfaitement intégré et assimilé les critiques des anticipations rationnelles, à savoir la nécessité d’observer en détail ce qui se passe au niveau des comportements individuels.

Mais il s’agit pour ce courant de faire (ré) apparaître, sur la base de comportements microéconomiques pourtant rationnels, les résultats keynésiens concernant la politique économique : on parle ici de fondements microéconomiques de la macroéconomie keynésienne.

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