Les échanges extérieurs : Fondements, mesure et analyse

Un pays ne dispose pas forcément de tous les biens nécessaires pour satisfaire ses habitants. Les échanges extérieurs (ventes et achats à l’étranger) est donc une obligation pour l’ensemble des pays.

Il est important de connaître ce que l’on achète et vend à l’étranger, car si l’on importe (achats) plus que l’on exporte (ventes), le pays aura une dette qu’il devra payer en prélevant dans ses réserves.

cet article a pour objet de présenter les fondements théoriques des échanges extérieurs anisi que sa mesure et analyse.

Les fondements théoriques des échanges extérieurs

Le Libre-échange

Notions de libre échange

Le Libre-échange : Doctrine économique prônant la liberté de circulation de tous les biens économiques (produits, services, capitaux, monnaie) entre les pays.

Division Internationale du Travail (DIT): Répartition des différentes spécialisations entre tous les pays du monde.

Intérêt du libre-échange :

  • Aucun pays ne peut produire l’ensemble des biens et des services dont son économie nationale a besoin, c’est-à-dire qu’aucun pays n’est autosuffisant ;
  • Les échanges internationaux permettent aussi de trouver de nouveaux débouchés et de nouveaux clients à l’extérieur des frontières,
  • Possibilité d’obtention des biens dont le coût de fabrication à l’étranger est inférieur au coût en interne….

Le libre-échange est aussi fondé sur les avantages de la libre concurrence :

  • réduction du prix de vente au consommateur,
  • affectation optimale des ressources productives,
  • dynamisme de l’appareil productif,
  • incitation à l’innovation, à la réduction des coûts du fait de la concurrence…

les fondements théoriques du libre-échange

La théorie des avantages absolus : A. Smith

Un pays a intérêt à se spécialiser dans la production des biens pour lesquels ses coûts de fabrication sont les plus faibles qu’à l’étranger et importer ceux pour lesquels ses coûts sont les plus élevés.

La théorie des avantages relatifs : David Ricardo

Quand un pays dispose de plusieurs avantages absolus, il doit se spécialiser là où son avantage est comparativement le plus grand, et quand un pays ne dispose d’aucun avantage absolu, il doit se spécialiser là où son désavantage est comparativement le plus petit ».

Le théorème de HOS : E-Heckscher, B-Ohlin et P-Samuelson

Selon ces trois économistes, les avantages comparatifs ne proviennent pas uniquement de la productivité du travail mais de l’ensemble des facteurs de production (capital, terres, ressources minérales) dont dispose un pays :

  • Un pays a l’avantage de se spécialiser dans la production des biens qui est utilise plus de la main d’œuvre si elle est abondante.
  • Un pays a l’avantage de se spécialiser dans la production des biens à forte utilisation du capital s’il est abondant en capital.

Avantages et limites du libre-échange

Avantages du libre-échange

  • Baisse des prix : l’ouverture de l’économie accentue la concurrence entre les entreprises, ce qui les oblige de baisser leurs prix.
  • Meilleure allocations des ressources : la division internationale du travail (DIT) permet à chaque pays de sespécialiser là où il est plus efficace.
  • Contribution à croissance économique : La baisse des prix stimule la demande, alors que les entreprises grâce aux échanges internationaux accroissent leur production.
  • Nouveaux débouchés : l’ouverture permet aux entreprises nationales d’accéder aux marchés extérieurs.
  • Innovation : la recherche de la compétitivité oblige les entreprises à innover et à améliorer la qualité de leurs produits

Limites du libre-échange

  • Déclin de certains secteurs : une forte concurrence pour détruire les secteurs les plus vulnérables et moins compétitifs.
  • Coût social : la concurrence oblige les entreprises à procéder aux restructurations qui entraînent généralement des pertes d’emplois voir aussi le recul des avantages sociaux accordés aux salariés.
  • Risques de ralentissement de la croissance : Les restructurations et la pression à la baisse sur les coûts de production engendrées par la concurrence internationales ont un effet dépressif sur la demande nationale et donc sur la croissance économique.
  • Risque de dépendance surtout des pays en voie de développement. (échange inégal)
  • Le problème des «industries dans l’enfance » : si une nouvelle industrie se confronte à une ancienne, elle risque de mettre beaucoup trop de temps à se développer : elle a donc besoin d’une protection temporaire, d’un «protectionnisme éducateur», pour se développer. C’est aussi le cas des nouveaux pays cherchant une place dans le commerce international.
  • Les spécialisations inégales : C’est à John Stuart Mill (1806-1873), libéral anglais, que l’on doit une critique sévère des avantages comparatifs : il fait remarquer qu’il ne sert à rien de se spécialiser dans une production, si celle-ci ne correspond pas aux tendances de la demande mondiale, même si on dispose d’un avantage comparatif dans cette production.

Par exemple, il semble aujourd’hui assez évident que la spécialisation d’un pays doit porter sur les produits manufacturés, voire les services, même si au départ le pays dispose d’un avantage en matière agricole ou minière.

  • Le commerce de similitude : limite de la théorie des avantages comparatifs
    Les théoriciens contemporains du libre échange constatent un phénomène assez «curieux »: la plus grande partie des échanges internationaux ne sont pas des échanges de spécialisation, mais des échanges de produits identiques entre pays identiques.

L’idée selon laquelle les pays s’inséreraient dans les échanges internationaux selon un avantage comparatif initial est donc très largement remise en cause.

On peut ici faire référence au théoricien n°1 des échanges internationaux actuel, l’américain Paul Krugman («La mondialisation n’est pas coupable », «L’Amérique dérape »), selon lequel les échanges internationaux reposent aujourd’hui sur un avantage comparatif construit, et de façon largement arbitraire.

Exemple : la France exporte vers les mêmes pays les mêmes produits qu’elle importe : la France vend à l’Allemagne des voitures, et lui achète des voitures.

Le protectionnisme

Définition du protectionnisme

Le protectionnisme : Doctrine et politique économiques qui reposent sur l’application de mesures visant à favoriser les activités nationales et pénaliser la concurrence étrangère.

Les formes du protectionnisme

  • Les barrières tarifaires

Elles consistent à appliquer aux produits étrangers pénétrant sur le marché national des droits de douanes importants dans le but d’augmenter artificiellement leur prix et de les rendre ainsi plus chers. C’est la forme de protectionnisme la plus ancienne.

  • Les barrières non tarifaires

Elles regroupent un nombre important de mesures qui produisent des effets directs ou des effets indirectes sur le volume des importations :

  • Les contingents (ou quotas d’importations) fixent des limites quantitatives maximales à l’importation de catégories de produits ;
  • Les barrières techniques sont mises en place par l’obligation de respecter certaines « normes » de qualité ou labels.
  • Les barrières administratives (le protectionnisme gris) ont pour objet d’accroître le coût du produit ou de rallonger les délais d’entrée sur le territoire national par des formalités administratives lourdes et pénalisantes.
  • Les restrictions volontaires d’exportation sont des mesures par lesquelles les pouvoirs publics d’un paysimportateur s’entendent avec ceux d’un pays exportateur en vue de restreindre le volume d’exportation de ce dernier.
  • Les subventions à l’exportation versées par l’Etat permettant aux entreprises nationales qui en bénéficient de réduire artificiellement leurs coûts et d’abaisser leur prix se vente à l’étranger.
  • Le protectionnisme monétaire (ou dumping monétaire) :

Cette forme de protectionnisme, très pratiquée par les NPI, pour assurer leur décollage industriel, consiste à maintenir la parité de la monnaie nationale à un cours artificiellement bas pour être compétitif sur les marchés mondiaux et favoriser les exportations.

Fondement théorique du protectionnisme

F- List est pour l’idée du protectionnisme car la mise en place de mesures protectionnistes par un pays permet la construction d’avantages comparatifs dans certaines industries « naissantes » qui n’ont pas encore les moyens de soutenir la concurrence des autres pays industrialisés.

Ainsi si un pays veut se lancer dans la production d’un nouveau bien, celle-ci ne peut être compétitive en raison de sa taille limitée. L’Etat doit donc protéger cette industrie le temps qu’elle soit en mesure d’affronter la concurrence internationale.

Avantages et limites du protectionnisme 

Avantages du protectionnisme

  • Préservation d’emplois : Les mesures protectionnistes rendent plus chers des biens importés ce qui se traduit par une amélioration de la compétitivité-coût des productions nationales et par conséquent la protection des emplois dans les secteurs menacés par la concurrence internationale.
  • Soutien du pouvoir d’achat : grâce au maintien de l’emploi et de la politique de relance permise par la maîtrise de la contrainte extérieure.
  • Amélioration de la compétitivité nationale : Les entreprises naissantes notamment, protégées de la concurrence internationale sont en mesure de profiter des économies d’échelle liées à l’accroissement de la production et des économies d’apprentissage liées à l’amélioration des méthodes de production.
  • Réduction de déficit commercial : la limitation des importations permet d’améliorer le solde de la balance commerciale.

Limites du protectionnisme

  • Facteur d’inflation : en absence de la pression à la baisse des prix, les risques de l’inflation se précisent. Perte de bien être chez les consommateurs en termes de diversité des produits, prix, qualité, mode,…
  • Moins bonne d’allocation des ressources : La division internationale du travail étant faussée par les mesures protectionnistes, l’économie nationale ne se spécialise donc pas dans les productions ou elle est la plus compétitive. On maintien alors artificiellement des productions qui entraînent des gaspillages de ressources rares.
  • Restriction de la concurrence : Cette restriction empêche le marché de fonctionner selon le principe de la libre concurrence ce qui réduit la capacité des agents à effectuer des choix pertinents dans leur processus de consommation.
  • Ralentissement de la croissance économique : Les mesures protectionnistes adoptées par les autres nations ne permettent pas aux producteurs nationaux d’accéder aux marchés étrangers

II. Mesure et analyse des échanges extérieurs

Nous allons à partir d’exemples chiffrés expliquer les modes de calcul des échanges extérieurs et ses interprétations.

Pour mesurer et analyser ces échanges extérieurs, quelle qu’en soit la nature (marchandises, services, investissements, prêts…), on utilise un certain nombre d’indicateurs, les balances.

1. La balance commerciale

Exemple d’une Balance commerciale 2020-2021

Poids en milliers de tonnes
Valeur en millions d’euros
2020*2021**Evolution
PoidsValeurPoidsValeursPoidsvaleur
1000t%Montants%
Importations CAF37 549263 98240 570297 089……….……….……….……….
Exportations FOB15 898113 02023 219147 948……….……….……….……….

* : chiffres révisés
** : chiffres provisoires

Définition de la balance commerciale

La balance commerciale est un compte statistique qui enregistre les flux de marchandises (exportations et importations) entre un pays donné et le reste du monde à une date donnée.

Les exportations de marchandises sont souvent comptabilisés à une valeur FOB (Free on board), c’est-à-dire à la valeur du produit à sa sortie de l’usine majorés des coûts de transport jusqu’à la frontière du pays exportateur.

Les importations de marchandises sont en général comptabilisées CAF (Coût assurance fret), c’est-à-dire le prix du bien majoré des frais de transport et d’assurance à la frontière du pays importateur.

Evolution des importations et des exportations 2020 / 2021

Poids en milliers de tonnes
Valeur en millions d’euros
2020*2021**Evolution
PoidsValeurPoidsValeursPoidsvaleur
1000t%Montants%
Importations CAF37 549263 98240 570297 0893 0218,033 10712,5
Exportations FOB15 898113 02023 219147 9487 32046,034 92830,9

Le solde commercial

Le solde commercial se calcule par la différence des exportations et des importations (exportations – importations) au cours d’une période déterminée, qui est le plus souvent un mois, un trimestre ou une année.

Solde commercial = Exportations – Importations

Trois situations sont possibles :

Solde commercial > 0 Excédent commercial : les exportations dépassent les importations ;
Solde commercial < 0 Déficit commercial : les importations dépassent les exportations ;
Solde commercial = 0 Balance commerciale équilibrée : les exportations sont égales aux importations.

Calcul du solde commercial en 2020 et 2021 et sa variation

 20202021Variation
Solde commercial113 020 – 263 982 = – 150 962 M euros147 948 – 297 089 = – 149 141 M euros– 1,2

Interprétation :

Il s’agit d’un déficit commercial pour les deux années.

en 2020, il ya un déficit commercial de 150 962 millions d’euros. C’est-à-dire que les importations ont dépassé les exportations de 150 962 millions d’euros. En 2021, le déficit enregistré est de 149 141 M euros ; soit un léger recul de 1,2 % par rapport à 2020.

Le taux de couverture :

Le taux de couverture est le rapport de la valeur des exportations divisée par celles des importations. Il est calculé en pourcentage.

Taux de couverture = (Valeur Exportations / Valeur Importations ) x 100

Trois cas sont possibles :

Taux de couverture > 100 % les exportations couvrent la totalité des importations (Balance excédentaire);
Taux de couverture < 100 % les exportations que couvrent qu’une partie des importations (balance déficitaire)
Taux de couverture = 100% es exportations couvrent les importations (balance équilibrée).

Taux de couverture pour l’année 2020 et 2021 :

 20202021
Taux de couverture 42,8 % 49,8 %

Interprétation :

Les exportations ne couvrent que 42,8 % des importations en 2020 et 49,8% en 2021 ; soit une amélioration de 7 points.

Les termes de l’échange réels (TER)

En économie internationale, les termes de l’échange représentent le pouvoir d’achat des exportations d’un pays en termes d’importations.

TER = (Prix d’une tonne exportée / Prix d’une tonne importée) x 100

Trois cas sont possibles :

TER >100 : les prix des produits exportés augmentent plus vite que les prix des produits importés ;
TER < 100 : les prix des importations dépassent celui des exportations (importations plus chères que les exportations) ;
TER = 100 : Les prix des importations sont égaux à ceux des exportations (on vend à l’étranger au même prix auquel on lui achète).

Termes de l’échange réel en 2020 et 2021 :

* Pour l’année 2020

– Prix d’une tonne exportée = 113 020 / 15,898 = 7 109 euros la tonne
– Prix d’une tonne importée = 263 982/ 37,549 = 70 30 euros la tonne

Termes de l’échange = 7 109 /7030 = 1,01

Le pouvoir d’achat des exportations en 2020 en termes des importations est de 1,01 ou les prix des produits exportés augmentent plus vite que les prix des produits importés.

* Pour l’année 2021 (en millions d’euros)

– Prix d’une tonne exportée = 147 948/23,219 = 6 372 euros la tonne
– Prix d’une tonne importée = 297 089 / 40,570 = 7 323 euros la tonne

– Termes de l’échange = 6 372 /7 323 = 0,87

Les termes de l’échange ont enregistré une baisse en 2021 de 0,14 (0,87 – 1,01). On dit qu’il y a dégradation des termes de l’échange.

Remarque 1 :

On peut aussi calculer les termes de l’échange nets (TEN) :

TEN = (Indice de la tonne exportée / Indice de la tonne importée) x 100

TEN > 100 : on vend à l’étranger plus cher qu’on lui achète : amélioration des termes de l’échange ;
TEN < 100 : on vend moins cher à l’étranger qu’on lui achète : dégradation des termes de l’échange ;
TEN = 100 : on vend à l’étranger au prix auquel on lui achète.

Remarque 2 :

Le solde commercial et le taux de couverture sont appelés des indicateurs descriptifs et les termes de l’échange réels et nets sont appelés des indicateurs analytiques.

2. La balance des transactions courantes

Balance des transactions courantes 2021

En millions d’eurosRecettesDépensesSolde
Compte des transactions courantes324 252,3357 441,9 ……………………
Biens147 947,9274 807,3……………………
Services105 703,162 615,8……………………
Revenus7 251,317 886,5…………………….
Transferts courants63 350,02 132,3……………………

Définition de la balance des transactions courantes

La balance des transactions courantes regroupe toutes les transactions portant sur des valeurs économiques, autres que les actifs financiers, ainsi que les transferts sans contrepartie. Il est scindé en quatre rubriques : les biens, les services, les revenus et les transferts courants.

Les composantes de la balance des transactions courantes :

  • Les biens : ce poste englobe les opérations d’importations et d’exportations de marchandises réalisées par un pays avec l’étranger ;
  • Les services : ce poste regroupe les échanges de transport, voyages, services de communication, service d’assurance, redevances et droits de licence, autres services aux entreprises et services fournis ou reçus par les administrations publiques ;
  • Les revenus : ce poste contient les revenus des investissements privés et revenus des investissements et des emprunts publics ;
  • Les transferts courants : il peut s’agir des transferts publics (aides économiques et financières) ou privés (transferts de salaires effectués par les personnes travaillant à l’étranger en faveur des familles restées dans le pays d’origine).

Remarque :
La balance des invisibles est composée des exportations et des importations de services, des revenus versés et reçus du reste du monde, ainsi que des transferts courants.

Fondements, mesure et analyse des échanges extérieurs

Calcul et interprétation des soldes en 2021

En millions d’eurosRecettesDépensesSolde
Compte des transactions courantes324 252,3357 441,9 – 33 189,6
Biens147 947,9274 807,3– 126 859,4
Services105 703,162 615,8+ 43 087,3
Revenus7 251,317 886,5– 10 635,2
Transferts courants63 350,02 132,3+ 61 217,7

Solde de la balance des invisibles :

(105 703,1 + 7 251,3 + 63 350,0) – (62 615,8 + 17 886,5 + 2 132,3) = + 93 669,8 millions d’euros

Ou Solde des invisibles :

43 087,3 – 10 635,2 + 61 217,7 = + 93 669,8 millions d’euros

Interprétation :

L’année 2021 est marquée par l’aggravation du compte des transactions courantes (- 33 189,6 M euros). Ce déficit est imputable essentiellement à la détérioration du déficit des transactions sur marchandises (- 126 859,4 M euros) et dans un degré moindre de la balance des revenus (- 10 635,52 M euros). Toutefois, la balance des services et celle des transferts courants ont dégagé des excédents respectivement de 43 087,3 M euros et 61 217,7 M euros.

Remarque :

Le solde courant est donc égal à la différence entres les recettes et les dépenses du compte des transactions courantes :

Solde courant = Solde commercial + Solde des services + Solde des revenus + Solde des transferts courants

La balance des paiements

Balance des paiements, Année 2021, Présentation nationale

En millions d’eurosRecettesDépensesSolde
A- Compte de transactions courantes324 252,3357 441,9 – 33 189,6
B- Compte de capital et des opérations financières

 

Capital

Opérations financières

96 862,7

 

…………………

96 862,7

52 288,1

 

0,7

62 314,3

96 862,7

 

– 0,7

……………………

C- Ecart statistique…………………1 358,1– 1358,1
Total421 115,0411 088,1……………………

Balance des paiements 2021

Définition de la balance des paiements

La balance des paiements est un état statistique qui enregistre selon une classification déterminée, l’ensemble des flux économiques et financiers intervenus pendant une période donnée entre résidents et non-résidents d’une économie.

Les principaux comptes de la balance des paiements

  • Le compte des transactions courantes : voir ci-dessus.
  • Le compte du capital et des opérations financières : Ce compte se compose du compte de capital et du compte d’opérations financières.

Le compte capital : Ce compte reprend les opérations en capital ainsi que les transactions sur les actifs non
financiers non produits. Les opérations en capital portent principalement sur les transferts des migrants et les remises de dettes. Quant aux transactions sur les actifs non financiers non produits, elles recouvrent les avoirs
incorporels (brevets, marques, droits de bail, etc.) et les avoirs corporels tels les terrains.

– Le compte des opérations financières : Ce compte enregistre les opérations d’investissements directs y compris les bénéfices réinvestis, les investissements de portefeuille (titres de participation, titres de créance et instruments du marché monétaire) et les autres investissements (crédits commerciaux et prêts à courts et longs termes).

Calcul et interprétation des soldes

En millions d’eurosRecettesDépensesSolde
A- Compte de transactions courantes324 252,3357 441,9 – 33 189,6
B- Compte de capital et des opérations financières

Capital

Opérations financières

96 862,7

…………………

96 862,7

52 288,1

0,7

352 287,4

+ 44 574,6

– 0,7

+ 44 575,3

C- Ecart statistique…………………1 358,1– 1358,1
Total421 115,0411 088,1+ 10 026,9

Solde de la balance des paiements = Recettes – dépenses

Solde de la balance des paiements = Solde courant + Solde du comptes capital et opérations financières + solde Ecart statistique

Interprétation :

La balance des paiements de l’année 2021 a dégagé un exécdent qui s’est traduit par une amélioration des avoirs extérieurs.

L’exédent enregistré s’est établi à 10 026,9 M euros.

Ce résultat est dû à l’absorption du déficit courant (- 33 189,6) par l’exédent du compte capital et opérations financières (+44 574,6 M euros).

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