La théorie monétaire classique

On appelle économistes classiques le groupe formé notamment d’Adam Smith (1723-1790), Jean-Baptiste Say (1767-1832) et David Ricardo (1772-1823). Ces économistes ont en commun de considérer que la monnaie est neutre, au sens où elle n’affecte pas les grandeurs réelles de l’économie.

Cette conception est inséparable de la loi des débouchés formulée par J.-B. Say puis reprise par John Stuart Mill (1806-1873) et D. Ricardo. Le seul économiste de ce courant qui refuse la loi des débouchés est Thomas Robert Malthus (1766-1834), ce qui lui vaudra par la suite les éloges de John Maynard Keynes (1883-1946).

Comme le souligne Christian Tutin, cette thèse de la neutralité de la monnaie a une très grande portée : « La neutralité signifie que non seulement le niveau d’activité économique, mais tout le système des prix relatifs et la répartition du capital entre les branches (l’orientation de la production) ne sont pas durablement affectés par l’offre de monnaie, qui n’influe que sur sa propre valeur »

voici la théorie monétaire classique :

Les approches de David Hume et d’Adam Smith

David Hume (1711-1776) est l’aîné et l’ami d’A. Smith. Il est notamment connu pour ses réflexions épistémologiques et pour ses travaux de philosophie politique, mais il a également écrit de nombreux textes sur les questions économiques, et notamment sur les questions monétaires.

Hume se distingue des mercantilistes en affirmant que l’on ne peut assimiler la monnaie et la richesse. Pour lui, c’est le travail qui permet d’acquérir des marchandises et la prospérité d’un pays dépend de ses moyens de production et de l’usage qui en est fait.

Dans cette perspective, la monnaie n’a qu’une fonction instrumentale. Elle facilite la réalisation des échanges : « L’argent n’est pas à proprement parler l’un des objets du commerce, mais seulement l’instrument dont les hommes sont convenus pour faciliter l’échange d’une marchandise contre une autre. Ce n’est pas l’une des roues du commerce : c’est l’huile qui rend le mouvement des roues plus doux et plus aisé ».

La monnaie ne constitue donc pas un élément essentiel de la vie économique et même de la vie sociale : « […] la plus ou moins grande abondance d’argent est sans conséquence aucune pour le bonheur intérieur de l’État ». Par contre, la quantité de monnaie est le déterminant du niveau général des prix : « En règle générale, nous pouvons observer que dans tout pays dont le commerce est établi, chaque chose est rendue plus chère par l’abondance d’argent […] ».

À la suite de Joseph Schumpeter (1883-1950), on considère donc que Hume est l’un des fondateurs de la théorie quantitative de la monnaie. Pour Hume, le niveau général des prix est proportionnel à la quantité de monnaie : « La valeur de toutes les espèces de denrées et de marchandises est toujours proportionnée à la quantité de l’argent existant dans un État, ce qui rend le plus ou moins d’abondance absolument indifférent ».

Il exprime ainsi sa défiance à l’égard des banques et des billets de banque : « cela me conduit à douter du bienfait des banques et du papier-crédit qu’on juge généralement très avantageux à chaque nation ». Hume adopte donc une posture « métalliste » : pour lui, la seule vraie monnaie est la monnaie de métaux précieux.

Il faut noter cependant que Hume prend en compte le fait que la hausse des prix induite par l’augmentation de la quantité de monnaie n’est pas immédiate. Cela le conduit à considérer qu’à court terme, la monnaie peut avoir un effet réel sur l’économie :

« […] bien que la hausse du prix des denrées soit une conséquence nécessaire de l’accroissement de la quantité d’or et d’argent métal, elle ne suit pas immédiatement cet accroissement ; il faut que s’écoule un peu de temps pour que l’argent circule dans l’ensemble de l’État et fasse sentir ses effets dans toutes les classes de la population.

Au début, on ne perçoit aucun changement ; puis les prix augmentent progressivement, d’abord celui d’une denrée, puis celui d’une autre, jusqu’à ce que l’ensemble atteigne enfin un niveau proportionné à la nouvelle quantité d’espèces circulant dans le royaume. À mon avis, c’est seulement dans cet intervalle, ou dans cette période intermédiaire entre l’acquisition de l’argent et la hausse des prix, que l’accroissement de la quantité d’or et d’argent-métal est favorable à l’industrie ».

Adam Smith lui aussi se distingue des mercantilistes, il affirme que la valeur (et donc le prix relatif) des marchandises est fondée sur le travail.

Les marchandises sont achetées avec du travail. Ainsi, les prix relatifs sont déterminés dans la sphère réelle et la monnaie ne constitue qu’une modalité de fonctionnement de l’économie qui facilite les échanges : « L’or et l’argent qui circulent dans un pays peuvent se comparer précisément à un grand chemin qui, tout en servant à faire circuler et conduire au marché tous les grains et les fourrages du pays, ne produit pourtant pas lui-même un seul grain de blé ni un seul brin d’herbe ».

La monnaie n’est donc pas, par elle-même, une richesse, et Smith insiste sur la distinction entre le capital et la monnaie. Il compare les Espagnols, qui adhèrent à l’idée naïve selon laquelle la richesse réside dans l’abondance d’or et d’argent, et les Tartares, qui considèrent que la richesse réside dans l’abondance de bétail. Sa conclusion est la suivante : « de ces deux idées, celle des Tartares approchait peut-être le plus de la vérité ».

Pour Smith, si la monnaie peut avoir un effet positif sur l’industrie, ce n’est pas parce que l’or et l’argent sont du capital. Il conteste sur ce point les idées « magnifiques mais imaginaires » de l’écossais John Law (1671-1729).

Pour Smith, les banques, si elles sont gérées avec prudence, peuvent favoriser l’activité économique dans la mesure où elles
rendent active une partie du capital qui ne l’aurait pas été sans elles. L’un des apports de Smith, par rapport à Hume, est en effet la
prise en compte du rôle des banques et des billets de banque.

Charles Rist (1874-1955) rend hommage à Smith en ces termes : « il a admirablement montré qu’une monnaie de banque, pour conserver sa valeur, doit constamment rester convertible à vue, que cette convertibilité est la condition du maintien de son équivalence avec la monnaie métallique, et qu’un banquier doit toujours avoir une encaisse métallique suffisante pour faire face aux remboursements ».

Pour Smith, on peut accorder aux banques la plus grande liberté dans l’émission des billets dès lors que ces derniers sont convertibles à vue en métaux précieux. Dans cette perspective, l’accroissement de la circulation des billets n’est pas inflationniste, puisqu’elle réduit d’autant la quantité d’or et d’argent-métal en circulation.

La monnaie-voile : Jean-Baptiste Say et John Stuart Mill

Jean-Baptiste Say (1767-1832) a exercé une forte influence en France e a contribué à faire connaître la pensée économique d’A. Smith. Convaincu de la nécessité de diffuser la connaissance économique, il publie même en 1815 un « Catéchisme d’économie politique ». Sa contribution majeure est la formulation de la « loi des débouchés », qu’il formule ainsi : « un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché pour tout le montant de sa valeur ».

Ce qui revient à dire que « les échanges terminés, il se trouve toujours qu’on a payé des produits avec des produits ». Cette économie de l’offre considère donc que ce qui est décisif, ce sont les activités de production qui mobilisent le travail, le capital et la terre afin de produire des biens et des services et donc un revenu équivalent à la valeur de ces biens et services. Il ne peut donc pas y avoir de phénomène durable et général de surproduction.

Dans ce contexte, la monnaie n’est analysée que comme un moyen de transaction : « l’argent n’est que la voiture de la valeur des produits ». Elle permet de faciliter le fonctionnement de l’économie : « semblable à l’huile qui adoucit les mouvements d’une machine compliquée, les monnaies répandues dans tous les rouages de l’industrie humaine facilitent des mouvements qui ne s’obtiendraient point sans elles ». Mais elle ne modifie en aucune façon les grandeurs réelles de l’économie, en particulier elle ne modifie pas les prix relatifs des marchandises. Il n’y a donc pas de différence de nature entre une économie de troc et une économie monétaire.

Pour Say, la monnaie est une marchandise comme les autres qui présente deux avantages : elle sert d’intermédiaire des échanges et elle peut se subdiviser « de manière à former tout juste une valeur égale à celle que l’on veut acheter ». La monnaie est donc un instrument technique qui permet de faciliter les échanges.

J.-B. Say conteste l’idée selon laquelle la monnaie serait une mesure des valeurs. En effet, pour lui, une mesure des valeurs doit être invariable, or la monnaie, comme toute marchandise, a une valeur qui varie sur le marché en fonction de l’offre et de la demande.

Il s’oppose aussi à l’idée selon laquelle le gouvernement pourrait fixer la valeur de la monnaie : « La même liberté qu’a tout homme de donner ou de ne pas donner sa marchandise contre de la monnaie, à moins d’une spoliation arbitraire, d’un vol, fait que la valeur de la monnaie ne saurait être déterminée par les lois ; elle est déterminée par le libre accord entre le vendeur et l’acheteur ».

La valeur de la monnaie réside dans la valeur intrinsèque de la marchandise-monnaie (essentiellement l’or et l’argent). Cela conduit Say à se montrer hostile au papier-monnaie inconvertible et très sceptique à l’égard des billets de banque (convertibles). Certes, il reconnaît le grand avantage technique des billets de banque (peu coûteux à produire), mais il craint que les banques n’abusent de leur pouvoir de création monétaire.

Il cite à ce propos Adam Smith et Thomas Tooke et énumère les conditions très restrictives dans lesquelles il pourrait être avantageux de mettre en circulation une monnaie qui ne reposerait pas sur une valeur intrinsèque : « Il est possible que dans une nation passablement éclairée, sous un gouvernement qui offrirait toutes les garanties désirables, et au moyen d’une banque indépendante dont les intérêts seraient en concurrence avec ceux du gouvernement pour assurer les droits du public, il est possible, dis-je, qu’une pareille monnaie pût être établie avec beaucoup d’avantages ».

Cette analyse conduit Say à adhérer à la théorie quantitative de la monnaie. Il imagine que si la quantité de monnaie en circulation en France double, cela ne modifierait en rien la quantité de marchandises à vendre, mais cela conduirait à un doublement des prix et chaque franc ne vaudrait plus (en termes de marchandises) que cinquante centimes.

Say s’oppose donc aux discours des marchands et des industriels qui prétendent qu’ils ne parviennent pas à écouler leurs produits parce que la monnaie fait défaut : « On ne devrait pas dire : la vente ne va pas, parce que l’argent est rare, mais parce que les autres produits le sont. Il y a toujours assez d’argent pour servir à la circulation et à l’échange réciproque des autres valeurs, lorsque ces valeurs existent réellement ».

John Stuart Mill (1806-1873) est l’un des fondateurs de l’utilitarisme, un défenseur de la liberté individuelle, un précurseur dans la lutte en faveur des droits des femmes… et aussi un économiste qui s’appuie notamment sur les travaux de son père James Mill (1773-1836) et sur ceux de J.-B. Say.

Quoiqu’avec quelques changements de formulation au fil du temps, Mill reprend à son compte la loi des débouchés : il ne peut pas y avoir de phénomène général et durable de surproduction. Mais il souligne cependant qu’en période de crise, certains offreurs peuvent vendre leurs marchandises sans se porter acheteur au même moment sur d’autres marchés, ce qui peut conduire à aggraver temporairement le déséquilibre entre l’offre et la demande.

En ce qui concerne la monnaie, on trouve dans ses Principes d’économie politique l’affirmation selon laquelle la monnaie n’est qu’un simple instrument pour faciliter les échanges qui ne modifie pas les lois de la valeur. Il débouche donc sur une formule restée célèbre :

« Il n’est point dans l’économie d’une société une chose moins importante en elle-même que la monnaie, si on la considère autrement que comme un mécanisme pour faire vite et commodément ce que l’on ferait moins vite et moins commodément s’il n’existait pas ».

Il affirme donc que l’échange monétaire ne change rien par rapport au troc et que la valeur de la monnaie n’est rien d’autre que la valeur des marchandises que la monnaie permet d’acquérir. Cependant, comme il considère que la monnaie doit être fondée sur les métaux précieux, la valeur de ces derniers (et donc la valeur de la monnaie) repose en dernière analyse sur le coût de production des métaux précieux.

J. S. Mill adhère aussi à la théorie quantitative de la monnaie : « si la somme de la monnaie en circulation avait doublé, les prix doubleraient, si cette somme n’avait augmenté que d’un quart, les prix ne s’élèveraient que d’un quart ». Mill perçoit qu’une modification des prix relatifs peut intervenir, mais il considère que la relation de stricte proportionnalité entre la quantité de monnaie et le niveau général des prix est toujours vérifiée en moyenne et, pour lui, c’est ce qui importe.

Autre élément d’analyse important, Mill souligne que la vitesse de circulation de la monnaie joue un rôle important et que son accroissement est équivalent à une augmentation de la quantité de monnaie.

David Ricardo et la Currency School

En février 1793, alors que la France révolutionnaire vient de déclarer la guerre à la Grande-Bretagne, l’économie de ce pays connaît une crise bancaire et économique sévère liée au refus de la Banque d’Angleterre de continuer à escompter des lettres de change.

Le comportement de la banque centrale est conforme à la doctrine admise (formulée notamment par Adam Smith) qui lie l’émission de billets et la réserve d’or. Or, cette dernière vient de connaître une baisse très importante qui conduit à un climat de défiance. En février 1797, la Grande-Bretagne décide de suspendre la convertibilité en or des billets de la Banque d’Angleterre, alors que la définition officielle de la livre sterling en or reste inchangée.

On se trouve donc en situation de cours forcé (inconvertibilité) et le gouvernement décide que la convertibilité ne sera rétablie qu’après la signature d’un traité de paix. Cela va se traduire par une hausse du prix du lingot d’or (gold bullion) au-dessus de son prix officiel. C’est cette situation du prix élevé du lingot qui déclenche la controverse bullioniste opposant les défenseurs de l’or et les « amis du billet de banque ».

David Ricardo (1772-1823) joue un rôle important dans ce débat en rédigeant à la fin de l’année 1809 son Essai sur le prix élevé du lingot : preuve de la dépréciation des billets de banque (Ricardo, 1991). Le Parlement met en place une commission d’étude sur le sujet (Bullion Committee) en février 1810, qui rend son rapport en juin de la même année. Le rapport reprend pour l’essentiel les thèses de Ricardo : il impute le « prix élevé du lingot » à une augmentation excessive de la quantité de billets en circulation.

Les analyses des « anti-bullionnistes » qui mettaient l’accent sur les effets réels de la guerre (déficit extérieur, dépréciation du change, inflation importée) ne sont pas retenues dans le rapport.

Celui-ci est examiné par le Parlement en 1811 et est rejeté. Sans doute en partie parce que, la guerre n’étant pas terminée, les députés se refusent à restaurer la convertibilité en or des billets. Ricardo continue à défendre avec détermination sa conception métalliste : « La monnaie est dans l’état le plus parfait quand elle se compose uniquement de papier, mais d’un papier dont la valeur est égale à la somme d’or qu’il représente » (Ricardo, 1821-1970).

La circulation de billets de banque est moins coûteuse et plus commode que la circulation de métaux précieux, mais les billets doivent être gagés sur l’or.

Cette exigence repose sur la volonté de soumettre ceux qui émettent les billets à une contrainte. Il faut en effet se prémunir contre les abus de ceux qui émettent les billets de banque :

« L’expérience prouve cependant que toutes les fois qu’un gouvernement ou une banque a eu la faculté illimitée d’émettre du papier-monnaie, il en a toujours abusé. Il s’ensuit que, dans tous les pays, il est nécessaire de restreindre l’émission du papier-monnaie, et de l’assujettir à une surveillance ; et aucun moyen ne paraît mieux calculé pour prévenir l’abus de cette émission qu’une disposition qui impose à toutes les banques qui émettent du papier de payer leurs billets, soit en monnaie d’or, soit en lingots ».

En 1819, le Parlement anglais décide le retour à la convertibilité. À cette occasion, il instaure l’étalon-or en écartant l’idée d’un bimétallisme or-argent. La convertibilité (en lingots et en pièces) est effective à partir de 1821 sur la base de la définition officielle de la livre en or telle qu’elle était en vigueur avant la suspension de la convertibilité.

Même si Ricardo décède en 1823, ses idées vont continuer à s’imposer, car, comme l’écrira beaucoup plus tard J. M. Keynes, les idées de Ricardo ont conquis la Grande-Bretagne aussi sûrement que la Sainte Inquisition avait conquis l’Espagne ! Une nouvelle controverse se développe en effet à partir de la publication à titre posthume, en 1823, d’un texte de Ricardo favorable à l’établissement d’une Banque nationale.

À cette époque en effet, le monopole de la Banque d’Angleterre ne vaut que pour Londres et d’autres banques émettent des billets. De 1809 à sa mort, Ricardo continue à défendre ses conceptions quantitativiste et dichotomiste. Il s’oppose à l’idée selon laquelle l’émission de monnaie (par une découverte d’or ou par l’émission de billets) serait en mesure de conduire à une baisse du taux
d’intérêt et à une stimulation de l’économie.

Si tel était le cas, affirme-t-il, les banques seraient un puissant moteur, mais c’est là une idée absurde à ses yeux. Les partisans de l’école de la circulation (Currency School) inspirés par Ricardo défendent l’instauration d’une banque émettrice soumise à une contrainte stricte quant à l’émission des billets. Cela signifie donc que la règle de convertibilité ne suffit pas et qu’un encadrement réglementaire est nécessaire.

C’est ce qui sera fait en 1844 avec le Bank Charter Act (ou Acte de Peel, du nom du Premier ministre britannique). Ce texte sépare la Banque d’Angleterre en deux départements : le département de l’émission a la charge de mettre en circulation les billets. Au-delà d’un montant de 14 millions de livres qui correspondent à la dette contractée par l’État, toute émission nouvelle doit être couverte à 100 % par de l’or.

Les émissions nouvelles de billets ne peuvent donc être réalisées qu’en contrepartie de dépôts en or. Le second département est chargé d’octroyer des crédits (escompte des effets de commerce), il ne peut le faire qu’en mobilisant l’épargne des agents économiques, c’est-à-dire sans procéder à de la monétisation de créance. Les fonctions de création monétaire et d’intermédiation financière sont donc strictement séparées.

Cette organisation vise à éviter un financement monétaire des investissements et de la dette publique et à garantir une orthodoxie monétaire puisque l’investissement ne peut être financé que par l’épargne préalable des agents économiques. Dans le même temps, le Bank Charter Act limite le pouvoir de création monétaire des autres banques.

Conclusion

Au total, même si on trouve dans la tradition classique des nuances importantes et même s’il existe des « classiques hors la loi » (Poulon, 2016) au sens où ils rejettent la loi des débouchés (Th. R. Malthus et J.- Ch. de Sismondi notamment), l’orthodoxie ricardienne s’impose durablement : elle repose sur la thèse de la neutralité de la monnaie (donc sur une stricte dichotomie entre sphère réelle et sphère monétaire) et sur la théorie quantitative de la monnaie.

La théorie monétaire classique
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