Les 3 opérations économiques

On appelle opérations économiques les flux entre agents. Elles sont classées selon la nature de l’activité économique concernée.

On distingue trois catégories d’opérations économiques : Les opérations sur les biens et services, les opérations de répartition et les opérations financière

Les opérations sur les biens et les services

Les opérations sur biens et services constituées par la production et ses divers emplois

Elles décrivent l’origine (ressources) et l’utilisation (emploi) des biens et services pendant une année. L’origine des ressources provient de la production et des importations, tandis que les emplois correspondent à la consommation, les investissements et l’exportation

L’activité de production

La production sert à une création des biens et des services pour satisfaire les besoins des agents économiques. La production peut donc être marchande ou non marchande.

Pour la production marchande, les biens et les services sont échangés sur les marchés en contrepartie d’un prix. Ce prix sert comme une évaluation de la valeur de cette production. Cette valeur est relative à la quantité des biens échangés multipliés par le prix de marché unitaire de chaque bien.

Dans la mesure où la production non marchande ne possède pas un prix de marché, son évaluation dans la comptabilité nationale pose un grand problème. L’évaluation de la production non marchande s’effectue suivant deux techniques. En effet, on peut utiliser les mêmes prix utilisés dans le secteur privé du même service offert.

Exemple, l’évaluation des prestations de l’enseignement public en se basant sur les prix (tarifs) proposés dans l’enseignement privé. La deuxième technique sert comme une évaluation sur la base des coûts supportés pour cette production. On ajoute donc les consommations intermédiaires aux différents revenus ou salaires payés pour assurer cette production. On parle notamment des différents salaires des ouvriers et des travailleurs et des autres revenus.

On note donc ;

La production non marchande = consommations intermédiaires + rémunérations des salaires versés aux administrations publiques.

La consommation des agents économiques

La consommation consiste à la destruction des différents biens et services offerts sur le marché. Il existe plusieurs types de consommation.

La consommation finale

Après avoir transformé les inputs en outputs à leur stade final, la consommation finale consiste à une utilisation et à une destruction de ces inputs pour satisfaire les besoins.

La consommation intermédiaire

Il s’agit d’une consommation des biens marchands pour assurer leur destruction dans une autre activité de production dans le but de créer un bien à son stade final de production. Cette utilisation des produits semi-finis consiste à une consommation intermédiaire.

La consommation destinée à la collectivité

Il s’agit d’une consommation des services non marchands. Dans la comptabilité nationale, cette consommation pose un problème. Prenons l’exemple du service de l’éclairage public et de celui de l’assemblage et du transport des ordures : ces deux services satisfont à la fois les besoins des consommateurs et des entreprises.

Les consommateurs les utilisent suivant une consommation finale, tandis que les entreprises les utilisent suivant une consommation intermédiaire.

La détermination de la consommation de chaque agent est difficile à identifier puisque les consommateurs ne paient pas une facture relative à l’utilisation de ces services. En comptabilité nationale, la valeur de ces services est définie en fonction de la consommation finale effectuée par les administrations publiques.

Définition de la notion de la valeur ajoutée

Prenons l’exemple de la production du pain qui nécessite une consommation intermédiaire de la farine. En effet, la valeur de cette matière utilisée par le boulanger qui l’a achetée auprès de l’entreprise productrice de la farine devrait être déduite de sa consommation intermédiaire de farine.

Cette déduction est faite pour la déterminer la valeur par laquelle a contribué le boulanger dans la production nationale. La déduction de cette valeur est justifiée par le faite qu’elle représente la production de l’entreprise productrice de farine.

A travers la sommation des valeurs des productions effectuées par les entreprises (l’exemple dans notre cas du boulanger et de l’entreprise productrice de farine), on peut avoir une double comptabilisation de valeur de la farine.

Après cette déduction, on peut donc calculer la valeur ajoutée de cette production. Il en résulte donc que la somme de toutes les valeurs ajoutées des entreprises est la valeur de la production nationale.

Dans la détermination de la valeur ajoutée de chaque entreprise, on a déduit la consommation intermédiaire des biens qui se détruisent dans le processus de production.

Le problème qui se pose dans l’utilisation du capital pour assurer la production, est qu’on ne peut pas déterminer la valeur du capital amortie ou la valeur de l’utilisation et de la consommation de ce capital au cours du temps (machines, outils et autres…). On utilise donc un taux d’amortissement.

L’activité d’investissement

L’investissement est constitué à la fois de la « Formation Brute de Capital Fixe » (FBCF) et de celle des stocks. Pour assurer l’activité de production, l’entreprise acquis des biens durables dont la période d’utilisation dure au moins une année. La valeur de ces biens représente la FBCF.

Cet investissement consiste à l’acquisition des équipements de production qui seront amortis au cours du temps à travers leur utilisation continue dans la production. Avec la déduction des valeurs de l’amortissement des équipements, on définit la Formation Nette de Capital Fixe (FNCF). On écrit donc :

Formation Nette de Capital Fixe = Formation Brute de Capital Fixe – Amortissements

Une importante capacité de production de l’entreprise influence son poids sur le marché.

De même, le volume des stocks des produits intermédiaires possède une influence sur la production des entreprises.

L’investissement englobe de ce fait la formation des stocks. Au cours du processus productif, le stock des produits intermédiaires varie au cours du temps. On peut donc définir la différence entre le volume du stock final et son niveau initial par « la variation des stocks ».

Dans la mesure où on a pris en considération la déduction de la valeur des amortissements au cours du processus de production, on peut donc illustrer ces deux

expressions :

Investissement Brut = FBCF + Formation des stocks

Avec, FBCF = FNCF + Amortissements

La formation des stocks est définie aussi par la variation des stocks (∆S), on peut donc écrire :

Investissement Brut = FNCF + Amortissements + ∆S

Présentation des opérations avec le reste du monde

Les relations avec l’extérieur se définissent à travers les opérations des exportations et des importations. Les ventes d’un pays donné au reste du monde sont définies par les exportations.

Leurs prix ne tiennent pas compte des coûts relatifs aux assurances et aux coûts de la transportation des marchandises.

L’achat des marchandises auprès du reste du monde consiste à une opération d’importation. La valeur des marchandises importées intègre le coût de leur transportation et les frais des assurances entre le pays importateur et le reste du monde.

Les opérations de répartition des richesses

La production des entreprises consiste à créer de la valeur ajoutée. Les opérations de répartitions consistent à une distribution de cette valeur entre les agents économiques. Deux types de répartition à identifier, primaire et secondaire.

La répartition primaire de la richesse

Ce type de répartition consiste à une distribution de la richesse entre ceux ayant contribué à sa création. Tout processus de production est assuré par deux facteurs essentiels, le travail et le capital.

D’une part, la répartition de la richesse consiste à une première opération de rémunération du travail en payant les salaires et les cotisations sociales des travailleurs. Ces rémunérations sont assurées par l’employeur.

D’autre part, on distingue une deuxième opération de répartition de la richesse qui est relative à la rémunération du capital. L’employeur doit payer les loyers, les dividendes et les intérêts.

La répartition secondaire de la richesse

La répartition secondaire consiste à une opération de redistribution des richesses. Elle s’effectue à travers un transfert aux ménages des prestations sociales. Ces versements sont issus des prélèvements obligatoires sous forme d’impôts.

L’Etat fixe des impôts sur la production des entreprises, sur les produits, sur le revenu, sur le patrimoine et à travers les prélèvements des cotisations sociales.

Les opérations financières

Purement financières par opposition aux autres opérations, ce sont des opérations relatives à la création, la collecte et la circulation des moyens de paiement.

Les instruments de paiement

Ils sont directement utilisables (sans transformation préalable) pour effectuer un règlement des transactions sur le territoire national ou à l’étranger.

Les instruments de placement

Ils regroupent toutes les catégories de créances offertes à une unité institutionnelle désireuse de mettre en réserve une partie de revenu (épargne).

Les instruments de financement

Il s’agit des crédits ; ce sont des créances résultant d’un accord entre le créancier et le débiteur en contrepartie d’un
transfert de monnaie, d’une vente de biens, d’une prestation de services ou d’une opération de répartition.

Les réserves techniques d’assurance

Ce sont les réserves constituées par les entreprises d’assurance en contrepartie des primes qu’elles encaissent.

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