La monnaie scripturale

Le terme scripturale provient du latin « sriptum » qui signifie -écriture-, comme la monnaie fiduciaire, la monnaie scripturale est née d’une commodité.

C’est pour contourner les restrictions de la banque d’Angleterre à l’égard de l’émission du billet que les banquiers se sont mis à inscrire des crédits fictifs par simple jeu d’écriture sur des comptes de leurs clients.

Ces crédits transformés en dépôts ont été admis à leur tour en circulation au même titre que la monnaie et sont devenus une monnaie à part entière qui tend même à se substituer aux autres moyens de paiement.

Ainsi la monnaie scripturale est une monnaie d’écriture, elle s’exprime par de simples jeux d’écriture de débiter ou de créditer des comptes au niveau des banques. On définie la monnaie scripturale donc comme une monnaie qui passe de compte en compte au lieu de circuler dé main en main. Elle repose ainsi sur une écriture comptable qui circule dans l’économie grâce à plusieurs instruments de paiements ( effets de commerce, chèque, virement bancaire, carte de crédit ….etc).

Le développement de la monnaie scripturale est dû outre le progrès en matière d’informatique , électronique et de télécommunication aux avantages qu’elle présente par rapport à la monnaie fiduciaire à savoir :

  • le non déplacement physique de personnes lors des règlement
  • Offre des garanties plus grandes contre la perte ou le vol
  • Elle engendre des écritures dans la comptabilité des banques constituent des preuves en cas de litige.

La monnaie scripturale est donc constituée par l’ensemble des dépôts bancaires. un certain nombre d’instruments et d’opérations comme le chèque et le virement permettent soit sa convertibilité en billets, soit son transfert vers un autre compte dans la même banque ou dans une autre banque au grès des ordres donnés par la clientèle.

Par conséquent il ne faut surtout pas confondre monnaie scripturale (qui correspond au compte bancaire) et instrument de papier ou électronique (qui permettent la circulation de cette monnaie). Ces instruments ont pour unique objet de : matérialiser l’ordre donné par le débiteur au gestionnaire de son compte, de verser un montant déterminé à lui même ou à un tiers. Les instruments de paiements scripturaux sont : le chèque, le virement, l’avis de prélèvement, l’effet de commerce, la carte bancaire.

Le chèque : est un instrument de paiement à vue. C’est un écrit adressé par le titulaire d’un compte dans une banque ou un CCP ( tireur) à un banquier (le tiré) par lequel il lui donne l’ordre de payer la somme inscrite sur le titre au porteur (bénéficiaire). Le chèque n’est pas la monnaie mais un instrument de mobilisation de la monnaie scripturale.

Le virement : est un procédé de règlement scripturale qui permet le transfert d’une somme inscrite dans un compte bancaire vers un autre compte, ce qui aboutit à débiter le 1er compte et à créditer le second. A la différence du chèque le virement nécessite de connaître les coordonnées bancaires du bénéficiaire. Il peut être ponctuel ou permanent lorsqu’il est répété à une date fixe pour un montant déterminé.

L’avis de prélèvement : permet au débiteur qui donne à sa banque, une autorisation permanente de prélèvement de régler son créancier sans avoir à renouveler l’ordre à chaque opération.

Cet avis est utilisé par les créanciers qui encaissent périodiquement des sommes (variables) auprès des débiteurs après une autorisation préalable du titulaire du compte. Cet instrument est utilisé généralement pour le paiement des factures de téléphone ou d’électricité.

L’effet de commerce : utilisé comme instrument de règlement entre entreprises.

La carte bancaire : de nos jours le développement des échanges, le degrés élevé de la bancarisation dans les pays industrialisés et le progrès technologique ont facilité l’émergence de nouvelles variantes pour régler les transactions, qui ne sont pas pour autant de notiveiles monnaies, il s’agit notamment de la monétique (les cartes bancaires) et des distributeurs automatiques de liquidités.

Les cartes bancaires sont de différents types : elles peuvent être de paiement, de retrait ou encore de crédit lorsque le titulaire a la possibilité d’acheter et de payer à terme. Quant aux distributeur automatiques de liquidités, ce sont des appareils spéciaux placés à l’extérieur des banques qui permettent de s’approvisionner en argent liquide.

La gestion électronique de la monnaie, innovation rendue possible par le progrès des techniques informatiques et diffusion massive des terminaux reliés à un ordinateur central a transformé les relations interbancaires en même temps que les relations de la banque avec ses clients ; Le transfert des fonds sans support de papier et la « banque à domicile » en représentent quelques illustrations notoires.

l’inconvénient majeur de la carte bancaire de paiement demeure en l’absence d’un code secret lors des paiements, le risque est grand en cas de vol ou de perte de la carte.

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