l’audit et le contrôle interne

L’audit quelque soit sa forme apparait aujourd’hui comme un véritable outil de direction incontournable. L’intérêt de l’audit en tant qu’élément de gestion, s’explique par la nécessité de mesurer, tant au plan général que dans certains domaines spécifiques les résultats atteints. Ces derniers devant être définis et mesurés par des paramètres de croissance, de rentabilité, de production…etc. Il ressort par conséquent que le niveau de performance dans une entreprise est fonction des actes de gestion engagés.

L’audit apparait alors comme la volonté de la direction de l’entreprise d’améliorer ses performances, de l’aider à comprendre (le passé et le présent), et d’agir (présent et futur).
L’auditeur doit prendre en considération le système de contrôle interne mis en place par l’entreprise et c’est à travers l’étude et l’examen de ce système que l’auditeur déterminera son champ d’investigation et l’envergeure des travaux à effectuer pour aborder l’examen des comptes.
Il est vrai que sans une organisation appropriées il ne peut y voir de contrôle, On ne contrôle que ce qui est organisé.
Les missions de contrôle interne et d’audit ont pour objectifs d’assurer la protection du patrimoine de l’entreprise, la fiabilité de l’information interne et la fiabilité des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en découlent, cet ensemble contribuant à l’amélioration des performances. Mais existent-ils des différences entre audit interne et contrôle interne ?

I. L’audit

D’une manière générale l’Audit est un examen critique qui permet de vérifier les informations données par l’entreprise. A l’audit correspond donc un besoin de contrôle que l’on peut difficilement dissocier de l’activité économique. On peut distinguer trois (03) sortes d’audit :

1. L’audit financier

L’audit financier est l’examen critique de l’information comptable et financière produite par une entité économique par rapport à des normes comptables générales et objectives (généralement externe).
  • Les objectifs :
Régularité : conformité au droit comptable.
Sincérité objective : évaluation correcte des valeurs comptables et appréciation raisonnable des risques et des dépréciations.
Image fidèle : présentation d’ensemble de l’entreprise à travers ses comptes conformes à la réalité.
  • Les preuves : Informations dont l’auditeur a besoin afin de pouvoir porter un jugement sur les livres, registres et comptes, et ainsi formuler une opinion sur les états financiers.
Exemples de preuves :
Par examen : – Contrôle des livres et documents.
                      – Contrôle des actifs.
Par observation : Contrôle d’un processus ou d’une procédure effectuée par d’autres.
Par investigation et circularisation : Recherche d’information à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise.
Par les déclarations du client.
Par calcul : Vérification de l’exactitude arithmétique des livres et documents.
Par revue analytique : Ensemble de techniques d’évaluation de la cohérence des états
financiers.

2. L’audit interne

L’audit interne est la révision périodique des instruments dont dispose une direction pour contrôler et gérer l’entreprise. Cette activité est exercée pour un service dépendant de la direction de l’entreprise et indépendant des autres services.
L’audit interne est le contrôle des contrôles.
  • Les objectifs : vérifier périodiquement si :
– Les procédures en place comportent les sécurités suffisantes.
– Les informations sont sincères.
– Les opérations sont régulières.
– Les organisations sont efficaces.
– Les structures claires etc…

3. L’audit opérationnel

L’audit opérationnel s’attache aux informations relatives à la gestion.
  • Les objectifs : Promouvoir l’application des politiques de la direction.
  • Préoccupation :
– Fiabilité de l’information.
– Sécurité des actifs.
– Efficacité des opérations.
– Respect des politiques.
– Pertinence des choix.

4. Les objectifs fondamentaux de l’Audit

L’émission d’une opinion sur la qualité de l’information comptable est donc l’objectif primordial de l’audit L’appréciation de l’auditeur doit se faire à partir de deux éléments :
  •  La régularité des comptes.
  •  Leur sincérité.

5. les normes d’audit

normes applicables à l’auditeur

L’audit se définit également par un certain nombre de normes qui évoluent d’une époque à une autre et d’un pays à un autre. La qualité d’un audit dépend directement de :
  •  La compétence de l’auditeur.
  •  Son indépendance par rapport à l’entreprise auditée.

Normes relatives aux travaux d’audit

Planification et supervision des travaux :
L’auditeur doit planifier et superviser les travaux mis en œuvre par les collaborateurs dont il a la possibilité de s’entourer.
Justification de l’opinion et constitution d’un dossier :
L’auditeur doit justifier son opinion. Il doit donc avoir mis en œuvre des travaux pour avoir acquis sur les comptes une «intime conviction ».
 
Evaluation du contrôle interne :
Vérifier que les procédures utilisées répondent aux impératifs de cohérence, de définition et de séparation des fonctions (et responsabilité) c’est à dire apprécier les sécurités que présente l’organisation de l’entreprise.
Rédaction d’un rapport :
L’auditeur doit exprimer son opinion sur les états financiers dans un rapport.
L’auditeur est tenu au secret professionnel.

II. Le contrôle interne

Le contrôle interne se définit comme une discipline généralisée de gestion orientée vers le strict respect des procédures, lois et règlements, de même qu’une action aboutissant à la concrétisation des principes normaux de confiance.

1. Les aspects comptables du contrôle interne

– Le contrôle interne garantit la qualité de l’information produite par l’entreprise, il s’agira, entre autre, des documents financiers.
– Le contrôle interne doit entrainer l’application des politiques et décisions de la direction, il y a là une condition essentielle à la qualité du travail comptable.
– Enfin, le contrôle interne permet la protection du patrimoine de l’entreprise, ce qui contribue indirectement à assurer la régularité et la sincérité des comptes.

2. Les aspects administratifs du contrôle interne

Les aspects administratifs du contrôle interne (c’est-à-dire relatifs à l’administration de l’entreprise) comprennent l’ensemble des procédures qui visent à promouvoir l’efficacité de la gestion.
Le contrôle interne comprend «le plan d’organisation de l’ensemble des méthodes et des procédures mises en place dans une entreprise pour promouvoir l’efficacité de l’exploitation et l’exécution de la politique définitive par la direction ».

3. éléments de base de contrôle interne

  •  Existence d’un plan d’organisation :
– Définition d’un plan d’organisation.
– Définition des pouvoirs et des responsabilités.
– Circulation des informations.
  • Compétence et intégrité du personnel.
  •  Existence d’une documentation satisfaisante :
– Production des informations.
– Conservation de l’information.
  • Procédures et processus de travail, d’accomplissement d’une tâche.

4. Les contrôles de base du travail comptable

Ces contrôles visent à assurer ou à vérifier les travaux de comptabilisation des opérations. Ils visent notamment à garantir à l’auditeur :
– Que toutes les opérations ont fait l’objet d’un enregistrement (Exhaustivité).
– Que tout enregistrement est justifié par une opération (Réalité).
– Qu’il n’y a pas d’erreurs dans la comptabilisation des montants (Exactitude).

5. Les contrôles sur le personnel de l’entreprise

  • Les contrôles hiérarchiques :
– Procédures d’autorisation.
– Supervision des travaux.
– Politique du personnel.
– Règlementation de l’accès aux biens de l’entreprise.
– L’audit interne.
  •  Contrôles réciproques par la séparation des tâches :
– Réalisation de l’objet social.
– Conservation du patrimoine de l’entreprise.
– Comptabilité.
La distinction de ces trois fonctions est fondamentale sur le plan du contrôle interne.

6. La mise en œuvre de l’évaluation du contrôle interne

Présentation générale de l'audit et de contrôle interne

III. Différences entre l’audit interne et le contrôle interne

Quelle sont les différences entre l’audit interne et le contrôle interne?

L’audit interne et le contrôle interne sont deux aspects principaux de tout type d’organisation. En général, ces deux termes sont souvent confondus et utilisés de manière interchangeable. néanmoins, ils sont différents les uns des autres. La principale différence entre l’audit interne et le contrôle interne est que l’audit interne est une fonction qui fournit une assurance indépendante et objective que le système de contrôle interne et de gestion des risques d’une organisation fonctionne efficacement tandis que Le contrôle interne est le système mis en œuvre par une entreprise afin de garantir l’intégrité des informations financières et comptables et qu’elle progresse de manière satisfaisante dans la réalisation de ses objectifs de rentabilité et opérationnels.

Ainsi, La différence entre l’audit interne et le contrôle interne se distingue par sa nature et son applicabilité. Le contrôle interne vise à atténuer les risques au moyen de contrôles appropriés et à veiller à ce que la société ne soit pas empêchée d’atteindre ses objectifs. L’objectif de l’audit interne est de vérifier si ces contrôles fonctionnent comme prévu. Un certain nombre de grandes entreprises telles qu’Enron et Lehman Brothers se sont effondrées parce qu’elles ne disposaient pas d’un système de contrôle interne fiable et d’une fonction d’audit interne efficace..

Article précédent[PDF] cours de comptabilité analytique résumé avec 10 exercices corrigés
Article suivantL’intérêt simple

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici