Les stratégies d’internationalisation

Les stratégies d’internationalisation sont des stratégies d’extension des entreprises au-delà de ses marchés nationaux. Elle concerne essentiellement les grandes entreprises. Ces stratégies s’inscrivent dans un mouvement d’intégration économique mondiale qui, amorcée des 16èmes siècles, s’est fortement amplifiée depuis 1945.

Définition des stratégies d’internationalisation

Face aux opportunités et menaces de l’environnement, la firme peut choisir de s’internationaliser, c’est-à-dire d’étendre certaines de ses activités dans d’autres pays que celui d’origine.

Le but de cette stratégie est notamment de mettre en valeur ses savoir-faire hors des frontières, ou d’y trouver une source d’avantage relatif (main-d’œuvre moins coûteuse…). Le marché pertinent, voire la clientèle, se modifie. Il s’agit alors de nouveau DAS.

La stratégie d'internationalisation

Les facteurs explicatifs des stratégies d’internationalisation

Les facteurs macro-économiques

Il s’agit essentiellement, de l’ouverture des frontières douanières et réglementaires à l’échange international et de l’intégration économique régionale.

Les impératifs politiques constituent un facteur essentiel de l’internationalisation des entreprises.

L’émergence de nouveaux pôles de croissance telle que l’Asie du Sud qui constitue un facteur important explicatif de l’internationalisation de certaines entreprises.

La globalisation financière constitue également un facteur non négligeable dans le choix de l’internationalisation de certaines entreprises.

Les facteurs liés au marché et à la demande

L’unification et l’amélioration des moyens de transport facilitent les stratégies d’internationalisation, notamment à travers la réduction des coûts et des temps de transports.

Les réseaux de communication pour le transport de biens, des personnes et des informations constituent les conditions nécessaires à l’internationalisation des entreprises.

L’homogénéisation de la demande internationale est une condition nécessaire pour une entreprise qui souhaite internationaliser ses activités en adaptant ses unités de production à des marchés plurinationaux. En effet, la demande internationale apparait à la fois comme plus homogène et plus segmentée.

La recherche de la compétitivité

L’arrivée à maturité de certains secteurs pousse les entreprises à opter pour des stratégies d’internationalisation afin d’échapper à l’augmentation de la concurrence dans le pays d’origine.

La diminution, de plus en plus importante, du cycle de vie de certaines produits, notamment dans les secteurs de la haute technologie est due à la rapide évolution technologique. Cette réalité pousse les entreprises à opter pour des stratégies d’internationalisation afin de rentabiliser les gros investissements effectués dans la recherche et développement.

Les économies d’échelles permises par les stratégies d’internationalisation constituent un facteur important de l’internationalisation des entreprises, leur permettant une diminution des coûts unitaires moyens de production via l’accroissement du volume.

Les facteurs concurrentiels

L’évolution de la concurrence dans certains secteurs représente à la fois une conséquence et une condition de l’internationalisation des entreprises pour avoie un avantage concurrentiel.

La structure et l’intensité de la concurrence influencent directement les stratégies internationales adoptées par les entreprises.

L’intensité concurrentielle d’un secteur, à l’échelle nationale, pousse les entreprises installées à s’internationaliser afin de diminuer la pression concurrentielle, ce qui d’un autre côté augmente la concurrence, à l’échelle internationale.

Typologie des stratégies d’internationalisation

Bartlett et Goshal  estiment que les stratégies d’internationalisation sont caractérisées par deux dimensions:

  • L’intégration : Il s’agit de l’intensité avec laquelle le processus de coordination est mené;
  • La différenciation : Elle désigne la mesure dans laquelle la stratégie s’adapte à la demande locale dans chaque pays.

A partir de ces deux dimensions, On distingue quatre stratégies possibles :  

Typologie de l'internationalisation

  Ces stratégies correspondent à quatre niveaux d’internationalisation. Dans un ordre croissant d’implication, on trouve:

  • L’entreprise « internationale »: qui se contente de gérer ses filiales à distance. L’engagement à l’étranger est donc modéré;
  • L’entreprise « multidomestique »: qui fonctionne également par filiales, mais leur laisse davantage d’autonomie;
  • L’entreprise « global »: qui ne fonctionne pas par filiales. Ses fonctions et activités sont réparties dans le monde entier, et la coordination reste centralisée. Il s’agit de s’adresser au marché mondial considéré comme un seul marché, sans spécificité locales. Cela permet de générer des économies d’échelle autour de produits standardisés. La stratégie est formulée et contrôlée par le siège central;
  • L’entreprise « transnationale »: qui ne fonctionne pas par filiales et laisse beaucoup d’autonomie à ses unités, ce qui autorise une forte réactivité sur le terrain.
les types de la stratégie d'internationalisation

Avantages et limites de la stratégie d’internationalisation

Avantages de l’internationalisation

  • La conquête de parts de marché : Dans un contexte de concurrence internationale, la stratégie d’internationalisation permet de s’adresser à un marché potentiel plus vaste.
  • Diminution des coûts : avec les économies d’échelles, les coûts de main d’œuvre, les coûts de transport, les coûts de la matière première, plus faibles etc.
  • Contournement des barrières douanières (tarifaires et non tarifaires).
  • Fidélisation de la clientèle : L’augmentation de la circulation des personnes (voyages, déplacement), poussent les entreprises à améliorer la disponibilité de leurs produits dans la plus part des pays

limites de l’internationalisation

  • Nécessitent des moyens financières considérables;
  • Risques financières considérables;
  • Risques politiques et économiques;
  • Nouvelles pratiques;
  • Cadres légaux différents;
  • Coûts d’apprentissage;
  • Instabilité des taux de change.

Sources : 

Bartlett et Goshal, Le Management sans Frontières, Éditions d’Organisation, 1991.             

Bouglet, Johan, « LES ZOOM’S : La stratégie d’entreprise », 3ème édition.

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