Les valeurs mobilières – outils de financement et d’investissement

Lors de sa création, puis au cours de son développement, l’entreprise au moment opportun, doit détenir les ressources financières nécessaires pour faire face à ses échéances, et utiliser aux mieux les moyens dont elle dispose.

Dans ce cadre, l’intervention des techniques financières de l’ingénierie financière est primordiale puisqu’ils permettent de réaliser les objectifs de financement, de valorisation, d’investissements, de gestion de portefeuille optimum pour l’entreprise, l’actionnaire ou plus généralement l’investisseur.

Dans ce cadre, parmi les outils de financement, de valorisation et d’investissement, il y a les valeurs mobilières. En effet, pour les entreprises, le recours à des valeurs mobilières peut prendre deux formes, ils peuvent jouer le rôle d’un mode de financement comme ils peuvent jouer le rôle d’un choix d’investissement. Donc, dans cette partie, on va essayer de répondre aux questions suivantes :

Pour le premier point : Comment les valeurs mobilières peuvent intervenir à la politique de financement de l’entreprise ? Quels sont les modes de financement par les valeurs mobilières? Quelles sont les avantages et les inconvénients de chaque mode de financement ?

Pour le deuxième point : Comment les valeurs mobilières peuvent intervenir dans la politique d’investissement des entreprises ? Quelles sont les compétences requises pour investir dans les valeurs mobilières ? Quels sont les risques subis lors d’un investissement dans les valeurs mobilières ?

Financement par émission d’action ou obligation

Depuis sa création, et au cours de son développement, l’entreprise doit chercher des ressources financières nécessaires pour faire face à ses obligations. Pour exercer son activité, l’entreprise doit d’abord engager des dépenses avant de percevoir des recettes : réalisation des investissements matériels (terrains, installations, constructions) ; achats des matières et fournitures.

Ce n’est qu’ultérieurement, à l’issue de la production et de la commercialisation, que des recettes seront encaissées après la réalisation des ventes. Il y a donc un décalage dans le temps entre les paiements et les encaissements concernant aussi bien les investissements que l’exploitation.

Ce décalage crée des besoins de financements que l’entreprise devra couvrir en se procurant des fonds selon différentes modalités.

Dans ce point on va se focaliser que sur le financement par les valeurs mobilières.

Financement par l’émission des actions nouvelles

Le fait de vendre des actions par l’entreprise aux investisseurs pour lever des capitaux, cela se nomme financement par actions. Il existe deux manières de vendre les actions, soit elle recourt au marché boursier ou directement auprès des investisseurs. Lorsqu’elle émet ses actions, elle vente une partie de son capital, c’est-à-dire une partie d’elle-même.

L’acheteur a deux motivations, il espère que les résultats de l’entreprise permettront de lui verser des dividendes, et il espère revendre ces actions avec un prix plus élevé.

Pour une entreprise, le financement par actions est avantageux, car elle n’a pas besoin de rembourser les fonds reçus. Si l’entreprise échoue, elle ne remet pas les fonds recueillis aux actionnaires.

En échange de cet avantage, l’entreprise doit donner aux investisseurs un pourcentage de participation dans l’entreprise pouvant aussi inclure un certain contrôle décisionnel.

De plus, l’entreprise partage une partie de son bénéfice net avec ses actionnaires.

Il peut être difficile pour les petites et moyennes entreprises privées d’obtenir du financement par action, car la liquidité de leurs actions est faible. Il leur est donc difficile d’attirer des investisseurs.

Dans ce cadre, l’entreprise a 2 choix, soit rendre les investissements plus attrayants par la diminution du prix d’émission des actions, soit recourir à l’un des modalités d’emprunt.

Pour les entreprises, l’émission des actions présente certains avantages et inconvénients :

Les avantages :

  • Pas d’endettement ni de remboursement : mais augmentation des fonds propres (action = titre de propriété)
  • Pas tout à fait gratuit puisqu’il faut verser des dividendes mais ça n’est pas une charge déséquilibrante puisqu’elle dépend du bénéfice.
  • Argent facile pour les entreprises qui « ont la côte »
  • Cela peut amplifier leur renommée

Les inconvénients :

  • Accessible seulement aux grandes entreprises
  • Risque de dispersion du capital (émiettement du patrimoine)
  • Risque de perte de contrôle des dirigeants au sein de l’entreprise (une action = une voix)
  • Risque de rachat de l’entreprise par une entreprise ennemie (OPA hostile)
  • La continuité de l’investissement dépend des exigences de rentabilité immédiate d’un partenaire peu stable.

Ce choix aura un impact sur plusieurs dimensions, comme par exemple la structure financière de son bilan en termes de ses capitaux propres (dans le cas d’émission des nouvelles actions), qui peut influencer la lecture des analystes et des investisseurs. Alors le financement d’une entreprise par l’émission de ses actions est un choix qui issus de sa vision et sa stratégie.

Financement par émission des obligations

Une obligation donne droit pour son souscripteur :

  • A une rémunération fixe ou variable périodique (le coupon) ;
  • Au remboursement de son capital (avec ou sans prime de remboursement) ;

Contrairement à l’emprunt indivis contracté auprès d’un établissement financier, qui met en rapport un ensemble emprunteur et un seul investisseur, l’emprunt obligataire met en rapport un ensemble d’investisseurs et un seul emprunteur.

En basant sur la définition dans la 1ère partie, les obligations représentent donc une quote part de dette financière pour la société qui les émet et n’entraînent aucun effet sur le capital de la société, dès lors que les obligations ne sont pas prévues pour être remboursables ou convertibles en actions. Ainsi, le porteur d’obligations n’a pas de droits particuliers sur le contrôle de la conduite de l’activité de la société émettrice ni même sur l’approbation de ses comptes.

Pour l’entreprise, l’obligation est une dette, qui ne contribue donc pas à renforcer sa structure financière, mais la contraint, au contraire, à dégager suffisamment de revenus pour rembourser en temps voulu intérêts et principal. Les actionnaires d’une entreprise peuvent cependant préférer ce mode de financement à l’émission de nouvelles actions qui diluerait les droits de propriété attachés aux actions déjà émises qu’ils possèdent.

Ces titres seront remboursés in fine ou avant l’échéance finale en vertu du contrat obligataire. En cas de faillite de la société, l’obligataire sera remboursé avant l’actionnaire.

L’emprunt obligataire figure au passif du bilan de l’entreprise parmi les dettes financières à long terme. Les intérêts servis aux obligataires constituent des frais financiers pour l’entreprise.

Ainsi, pour l’entreprise, l’émission des obligations représente certains avantages et inconvénients :

Les avantages :

  • Charges financières fixes (intérêts) qui ont tendance à s’alléger avec l’inflation ;
  • Pas de perte de pouvoir des dirigeants ;
  • On peut remplacer une émission qui arrive à son terme par une autre qui débute…

Les inconvénients :

  • ça peut coûter cher ;
  • Endettement (obligation = titres de créance) plus ou moins important qui peut finir par inquiéter certains partenaires (bien que moins que l’endettement bancaire) ;

En effet, que ce soit, par l’émission des actions ou des obligations, les entreprises disposent de plusieurs possibilités en fonction des sommes dont ils ont besoin, de leurs stratégies ou encore de leurs tailles.

les valeurs mobilières comme choix d’investissement

Dans ce second sous point, nous nous baserons sur les valeurs mobilières comme un choix d’investissement. Et nous allons montrer quelles sont les compétences requise qui devraient être maîtrisé à fin de profiter les opportunités offertes au bon moment, et en fin on va montrer les différents risques liés à l’investissement dans ces valeurs mobilières.

Valeurs Mobilières et choix d’investissement

Lorsque une entreprise arrive à dégager des bénéfices considérable à ce niveau elle doit exploiter l’excédent de financement dont elle dispose, en effet elle peut recourir à plusieurs types d’investissement tel que l’acquisition des immobilisations de plusieurs nature à savoir (immobilisations corporelles, incorporelles, financières …).

Le marché des capitaux permet l’accès à des investissements dans les immobilisations financières qui représente un choix pertinent pour certain entreprises, par l’acquisition des titres de propriété (les actions) ou les titres de créances (les obligations).

C’est pourquoi ce type des investissements est particulièrement pris pour exploiter l’excédent dont elles disposent les entreprises, et donc réaliser des objectifs de croissance plus rentables.

les compétences requises pour investir

Investir requiert des compétences en (analyse fondamentale et en analyse technique).

L’analyse fondamentale

L’analyse fondamentale est une technique qui vise à déterminer la valeur d’une action en se concentrant sur les facteurs qui affectent l’activité actuelle de l’entreprise ainsi que ses perspectives d’avenir.

Pour l’analyse fondamentale, si une action monte ou descend, il faut en chercher la cause dans la société (ses comptes, ses produits, ses décisions stratégiques), son secteur ou l’environnement économique. On cherche un lien de causalité́.

Lorsque vous pratiquez l’analyse fondamentale d’une société, l’objectif ultime que vous devez avoir en tête est la découverte de sa valeur intrinsèque.

L’analyse fondamentale se décompose ainsi elle-même en deux disciplines :

  • L’analyse quantitative exprimée à l’aide de chiffres,
  • L’analyse qualitative exprimée en termes d’appréciation sur la qualité ou le caractère de quelque chose, sans lien direct avec sa taille ou sa quantité.

Maitrisez les bases de l’analyse fondamentale et vous aurez déjà fait un grand pas vers votre nouvelle vie d’investisseur et les rendements gratifiants qui vous avec.

La critique essentielle à l’encontre de cette méthode est sa lourdeur de mise en œuvre. Il faut récupérer tous les éléments financièrs d’une société, les informations sectorielles et concurrentielles…, les décortiquer pour finaliser une valorisation théorique après de longs calculs

L’analyse technique

Cette méthode fait abstraction des éléments financièrs, sectoriels ou concurrentiels d’une société. Les analystes se focalisent sur le mouvement dessiné par la courbe des cours et élaborent des scénarios d’évolution de l’action en fonction de règles, d’indicateurs statistiques ou de reconnaissance de formes.

L’analyse technique est une méthode d’évaluation des titres qui analyse les statistiques générées par l’activité du marché, tels que les prix passés et le volume.

Les chartistes ne cherchent pas à mesurer la valeur intrinsèque d’un titre, mais utilisent au contraire des graphiques et d’autres outils pour identifier les modèles qui peuvent permettre de prévoir les fluctuations futures du titre ou du marché.

Le champ d’application de l’analyse technique est basé sur trois hypothèses :

  • Le prix intègre toute l’information disponible à l’instant t
  • Les prix évoluent en tendance,
  • L’histoire se répète.

L’analyse technique peut être utilisée sur l’ensemble des classes d’actifs qui disposent d’un historique de données. Cela inclut les actions, les contrats à terme et les matières premières, le forex (marché des devises), etc.

Les principales différences entre l’analyse technique et l’analyse fondamentale sont les outils d’analyse (graphiques contre états financiers), l’horizon de placement (court terme pour l’analyse technique, long terme pour l’analyse fondamentale), l’objectif d’achat et de vente (spéculation contre investissement).

L’analyse technique est désormais considérée comme un élément pertinent, qui permet de supprimer un maximum des aléas de marché et de signaler avec justesse le point le plus efficace pour prendre position ou décider de sortir.

Bien que l’analyse technique et l’analyse fondamentale soient considérées par beaucoup comme des pôles opposés, de nombreux acteurs du marché ont connu un grand succès en combinant les deux approches.

Si l’on devait résumer en quelques mots seulement les deux approches, on pourrait dire simplement que l’analyse technique est un outil précieux pour répondre à des problématiques de market-timing (est-ce le bon moment pour acheter des titres ?) alors que l’analyse fondamentale permet davantage de savoir si le titre sélectionné possède ou non un potentiel d’appréciation relatif à ses caractéristiques intrinsèques(sa position concurrentielle, sa situation financière et stratégique).

Dans la pratique, les choses ne sont bien sûr pas aussi compartimentées et il vous appartient de déterminer quel outil vous souhaitez privilégier pour répondre à telle ou telle question

le risque subi lors d’un investissement dans les valeurs mobilières

Toutes les valeurs mobilières comportent certains risques. Certaines sont plus risquées que d’autres. Par exemple, il est plus risqué d’investir dans des actions que dans des obligations .

La prise de risque existe qu’il s’agisse d’une action ou d’une obligation. Ce qui fait la différence c’est la nature du risque pris.

Action :

Le prix d’une action n’est pas garanti. Un actionnaire peut voir sa valeur fortement progresser comme fortement chuter. Le contexte économique et la santé financière de l’entreprise vont expliquer cette évolution dans un sens ou un autre, auxquels s’ajoutent les interprétations et les anticipations des investisseurs.

Alors le versement d’un dividende en fin d’exercice n’est pas garanti au cas où les résultats dégagés seraient moins bons que ceux espérés.

En effet, le risque action peut se traduire par une éventuelle moins-value pour son détenteur, due à une chute de son cours en bourse (le prix de l’action sur le marché devient inférieur à celui payé par l’actionnaire).

Obligations :

Le risque existe aussi dans une obligation. Il est connu et moins aléatoire que pour une action. une obligation est une dette dont l’échéance est en général de cinq ans et pour une rémunération fixe ou variable.

Effectivement, les obligations sont moins risquées dans la mesure où il est garanti à leurs détenteurs le versement du coupon initialement fixé dans le contrat d’émission ainsi que le capital principal souscrit.

Dans le second sous point, on a conclu que lorsque les entreprises sont excédentaires, elles focalisent sur ces valeurs mobilières pour investir soient dans les titres de participation, ou dans les titres de valeurs de placement s’elles ont un objectif spéculatif. Et nous avons conclu également que le financement dans les actions est plus risqué, que celles des obligations à cause d’en cas de la chute des cours de ces actions et aussi la non garantie de versement des dividendes aux actionnaires.

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