Vocabulaire de microéconomie

Cet article fournit un vocabulaire de microéconomie. La présentation essaye d’être aussi cohérente que possible. Ainsi lorsque la définition d’une courbe est donnée, elle commence toujours par ensemble des points … les signification de l’abscisse et de l’ordonnée étant fournies entre parenthèses.

La concision étant de rigueur, chaque mot est important.

Choix du consommateur et demande de biens

  • Axiomes du consommateur

A. Axiome de comparaison : on peut toujours exprimer une préférence par rapport à deux éléments (ou une indifférence).

B. Axiome de transitivité : si X est préféré à Y et Y est préféré à Z, alors X > Z.

C. Axiome de dominance : soit X(a; b) et Y (a; ∀) avec b 0 > b, Y > X.

D. Axiome de substituabilité : soit X(a; b) et Y (a; ∀) avec b’ > b, il est possible de compléter b de sorte que X = Y .

E. Axiome de convexité stricte : soit X(a; b) et Y (c; d) tels que X est indifférent de Y . Soit Z((a + c) : 2; (b + d) : 2), on a Z > X et Z > Y .

Courbe d’indifférence : Ensemble des points (quantité de bien x consommée, quantité de bien y consommée) qui fournit la même satisfaction au consommateur.

Taux de substitution du bien x Quotient entre la quantité du bien x cédée et la quantité du bien y reçue. Se définit entre deux points de la courbe d’indifférence.

Taux marginal de substitution du bien x : Quantité de bien x que l’on sacrifie pour avoir une unité de bien y supplémentaire. Se définit en chaque point de la courbe d’indifférence. Correspond à la dérivée de la courbe d’indifférence exprimée en fonction y par x.

Droite de budget : Ensemble des points (quantité du bien x, quantité du bien y) représentant les quantités de biens que l’on peut acheter en conservant le budget fixe.

Equilibre du consommateur : Point d’intersection (quantité du bien x, quantité du bien y) entre la courbe d’indifférence la plus haute et la droite de budget telle que cette dernière est tangente à la courbe.

Courbe de demande individuelle pour le bien x : Ensemble des points (quantité de bien x, prix du bien x) telle que le consommateur est en équilibre pour le prix et la quantité du bien x.

Chemin d’expansion du consommateur : Ensemble des points (quantité de bien x, quantité du bien y) telle que pour chaque revenu possible, le consommateur est en équilibre (les prix sont fixes).

Bien inferieur : Bien dont la demande diminue lorsque le revenu augmente.

Bien normal : Bien dont la demande augmente lorsque le revenu augmente.

Courbe de demande en fonction du revenu ou courbe d’Engel d’un bien x : Ensemble des points (quantité du bien x, revenu) représentant les quantités du bien x que l’on est prêt à acheter pour un revenu donné.

Elasticité de la demande d’un bien x par rapport au prix : Quotient de l’accroissement de quantité achetée d’un bien x par l’accroissement de prix subi. Se définit en chaque point de la courbe de demande individuelle pour un bien x. Permet de mesure la dépendance de la demande par rapport au prix.

Elasticité de la demande d’un bien x par rapport au revenu : Quotient de l’accroissement de quantité achetée d’un bien x par l’accroissement de revenu subi. Se définit en chaque point de la courbe d’Engel.

Elasticité de la demande croisée du bien x par rapport au bien y : Quotient de l’accroissement de quantité achetée d’un bien par rapport à l’accroissement de quantité achetée d’un bien y. Se définit en chaque point de la courbe d’indifférence. Permet de mesurer la dépendance du bien x par rapport au bien y.

Choix du producteur: production, coût et recette

Courbe de possibilité de production : Ensemble des points (quantité produit x, quantité produit y) représentant les possibilités maximales de production de chaque produit, tenant compte de la quantité de l’autre produit (les facteurs de production sont fixes).

Taux de transformation du produit x : Quantité d’un produit à sacrifier pour produire une unité de l’autre produit. Se définit pour chaque point de la courbe de possibilité de production.

Fonction de production : Ensemble des points (quantité d’input x, quantité d’input y, quantité produite z) représentant les quantités produites suite aux différentes combinaisons de facteurs.

Isoquant : Ensemble des points (quantité d’input x, quantité d’input y) représentant les quantités d’input de chaque type nécessaire pour produire une quantité fixe d’output.

Courbe de rendements d’échelle : Ensemble des points (quantité d’input x et y, quantité produite) caractérisant la production atteinte lorsque les inputs croissent dans la même proportion. Il s’agit de l’intersection entre les isoquants et une droite partant de l’origine de pente 1.

Courbe de productivité d’un facteur (input) x : Ensemble des points (quantité de facteur x, quantité de produit y) représentant la quantité produite y , pour chaque quantité de facteur utilisée x.

Courbe de productivité moyenne d’une facteur x : Ensemble des points (quantité de facteur x, quantité de produit y) représentant la quantité produite y par unité de facteur x utilisé, pour chaque quantité de facteur x utilisé.

Courbe de productivité marginale d’un facteur x : Ensemble des points (quantité de facteur x, quantité produite y) représentant l’accroissement de la quantité totale produite suite à l’ajout d’une unité du facteur x (autres facteurs fixes) et ce pour chaque quantité.

Isocoût : Droite représentant les différentes combinaisons de facteurs résultant dans le même coût.

Coût total minimal : Point (quantité d’input x, quantité d’input y) où pour une quantité donné, l’isocoût le plus bas est tangent à l’isoquant choisit. Permet de déterminer les quantités d’input à utiliser pour produire une certaine quantité au coût le plus bas.

Court terme : Période durant laquelle la quantité utilisée d’au moins un facteur ne peut varier.

Long terme : Période durant laquelle les quantités de tous les facteurs peuvent varier.

Chemin d’expansion du producteur à long terme : Ensemble des points (quantité du facteur x, quantité du facteur y) représentant les points de tangence entre les isocoûts et les isoquants quand la production augmente (c-à-d quand le budget augmente).

Courbe de coût total à long terme : Ensemble des points (quantité produite x, coût y) représentant l’évolution du coût en fonction de la quantité produite.

Courbe de coût moyen à long terme : Ensemble des points (quantité produite x, coût y) représentant l’évolution du coût par unité produite en fonction de la quantité produite.

Courbe de coût marginal à long terme : Ensemble des points (quantité produite x, coût y) représentant pour chaque quantité, l’accroissement du coût total pour produire une unité supplémentaire.

Chemin d’expansion du producteur à court terme pour le facteur x fixe : Ensemble de points (quantité du facteur x, quantité du facteur y) formant une droite horizontale ou verticale selon de facteur fixe (l’évolution correspond à un accroissement de la production).

Courbe de coût total à court terme : Ensemble des points (quantité x produite, coût) tel que le coût est déterminé par l’intersection entre chemin d’expansion à court terme et chaque isoquant.

Coût fixe : Coût entrainé par les facteurs fixes.

Coût variable : Différence entre le coût total et le coût fixe.

Capacité de production ou économique : Quantité à l’intersection de la courbe de coût total à long terme avec la courbe de coût total à court terme. C’est elle qui réalise le coût minimum.

Recette de vente : L’argent retiré de la vente d’une ou plusieurs unités produite.

Droite de recette totale : Ensemble de points (quantité produite x, recette y) représentant l’évolution de la recette totale en fonction de la quantité vendue. Le prix de vente est fixe.

Courbe de la recette moyenne : Ensemble des points (quantité produite x, recette y) représentant l’évolution de la recette par unité en fonction de la quantité vendue.

Courbe de recette marginale : Ensemble des points (quantité produite x, recette y) représentant l’accroissement de la recette totale pour chaque unité supplémentaire vendue.

Le choix du producteur : équilibre, offre du produit et demande de facteurs

Profit du producteur : Différence entre la recette et le coût.

Equilibre du producteur : Il est atteint lorsque le profit est maximum.

Equilibre total à long terme : Abscisse (quantité x, coût/recette total(e) y) maximisant la différence entre la courbe de recette totale et la courbe de coût total. Permet d’identifier la quantité optimale à vendre. Note: le prix de vente est fixe.

Equilibre moyen à long terme : Abscisse (quantité x, coût/recette moyen(ne) y) minimisant la différence des aires.

Equilibre marginal à long terme : Abscisse (quantité x, coût/recette marginal(e)) au point d’intersection entre les deux courbes. Note: condition nécessaire mais pas suffisante (étant donné que cette quantité doit être positive).

Equilibre du point de vue des inputs : Pour la quantité d’équilibre, on prend l’isoquant correspondant. La tangente entre cet isoquant et l’isocoût identifié par le coût minimal correspondant à l’équilibre identifie le besoin en facteurs.

Equilibre à court terme : Abscisse (quantité x, coût/recette marginal(e)) au point d’intersection de la courbe de coût marginal à court terme et de la recette marginale.

Propriété de l’équilibre à court terme : Le coût marginal est croissant, le niveau de production ne dépend pas des coûts fixes, les coûts variables doivent être couverts.

Offre individuelle du produit x : Pour un équilibre à long terme c’est la quantité de produit x que le producteur met sur le marché.

Demande individuelle du facteur x : Pour un coût donné, quantité de facteur x que le producteur demande.

Courbe d’offre individuelle du producteur : Ensemble des points (quantité x, prix de vente y) représentant l’évolution de la quantité offerte en fonction du prix de vente. Chaque point est correspond à un équilibre.

Elasticité de l’offre par rapport au prix : Quotient entre l’évolution de l’offre et la l’évolution de prix.

Courbe de productivité en valeur d’un facteur x : Ensemble des points (quantité de facteur x, recette y) représentant la part apportée par le facteur x dans la recette pour chaque quantité du facteur.

Courbe de productivité en valeur marginale d’un facteur x : Ensemble de points (quantité de facteur x, recette y) représentant l’accroissement de la recette totale apportée par le facteur x (productivité marginale physique à recette marginale).

Courbe de demande d’un facteur x : Ensemble des points (prix du facteur x, quantité du facteur x) représentant l’évolution de l’équilibre pour chaque prix du facteur x.

Elasticité de la demande de facteur par rapport au prix : Quotient de l’évolution de la demande avec l’évolution de prix.

Choix des détenteurs de facteurs et offre des ressources naturelles

Coût d’opportunité : Valeur sacrifiée par la vente d’un facteur.

Facteur produit : Facteur issu d’une production antérieure. En déduire facteur non produit.

Offre de ressource naturelle : L’offre d’une ressource naturelle par rapport au prix de vente est donc parfaitement inélastique.

Le choix du travailleur et l’offre de travail

Offreur, demandeur L’offreur est celui qui propose ses services.

Courbe de préférence : Ensemble des points (quantité x de loisir, revenu unitaire y) qui fournissent le même degré de satisfaction au travailleur.

Droite de budget : Ensemble des points (quantité x de loisir, revenu unitaire y) représentant les couples possibles pour un revenu total à atteindre.

Equilibre : Point (quantité x de loisir, revenu unitaire y) représentant le point de tangence entre la droite de budget et la courbe d’indifférence la plus haute.

Courbe d’offre de travail individuelle : Ensemble des points (quantité x de loisir, salaire horaire y) représentant les différents équilibres lorsque la droite de budget pivote sur son axe (ceci suite à une augmentation de salaire horaire).

Effet de revenu : Diminution (ou stand by) de l’offre de travail suite à un salaire jugé suffisant.

Effet de substitution : Augmentation de l’offre de travail suite à une augmentation de salaire (car manque à gagner).

Droite de budget réelle : Droite de budget ‘en escalier’ du au fait que on ne peut faire varier les heures de travail/loisir que par palier.

Demande d’épargne, offre de capital

Courbe d’indifférence intertemporelle : Ensemble de points (niveau de consommation en t, niveau de consommation en t + ∂) représentant les changements de niveau de consommation apportant la même satisfaction dans un intervalle de temps donné.

Epargne : Moyen utilisé par le consommateur pour faire varier sa consommation dans le temps (à revenu fixe).

Droite de budget intertemporelle : Ensemble des points (niveau de consommation en t, niveau de consommation en t + ∂) représentant l’ensemble des montants d’épargnes possibles pour un taux fixe et une mise de départ.

Equilibre intertemporel : Point (quantité de consommation en t, niveau de consommation en t + ∂) de tangence entre la droite de budget intertemporelle et la courbe d’indifférence intertemporelle la plus élevée possible.

Courbe d’offre d’épargne : Ensemble des points (quantité épargnée t, taux d’intérêt y) représentant les différents équilibres pour les différents taux d’épargne.

Chemin d’expansion de l’épargnant : Ensemble des points (niveau de consommation en t, niveau de consommation en t+∂) d’équilibre lorsque le revenu augmente.

Fonction de consommation : Ensemble des points (revenu x, niveau de consommation y) représentant la quantité consommée en fonction du revenu pour chaque point d’équilibre

Offre de capital financier: Offre d’épargne faites par les institutions de prêt et les entreprises.

Investissement : Création de capital physique en substituant par exemple du capital financier (autrement dit, acheter des machines).

Courbe de demande du capital financier : Ensemble des points (somme nécessaire pour l’investissement x, taux d’intérêt y) représentant la somme nécessaire pour tous les investissements prévus.

Obligation : Titre donnant droit à un remboursement après une certaine échéance. Généralement couplé à un intérêt.

Action : Participation dans les bénéfices d’une société.

Pro fit économique, profit comptable : profit comptable = rémunération des facteurs + profit économique.

Marché d’un bien: notion, structures et équilibres

Price taker : Personne qui accepte le prix fixe. Cela peut être aussi bien l’offreur que le demandeur.

Price maker : Personne qui fixe le prix. Cela peut être aussi bien l’offreur que le demandeur.

Caractéristiques d’un marché : Nombre d’acheteurs et de vendeurs, nature du bien, degré d’information, mobilité sur le marché.

Structures de marché : Monopole (un vendeur, bcp d’acheteurs); monopsone (bcp de vendeurs, un acheteur); monopole bilatéral (un vendeur, un acheteur); oligopole (peu de vendeurs, bcp d’acheteurs); oligopsone (bcp de vendeurs, peu d’acheteurs); marché concurrentiel (bcp de vendeurs, bcp d’acheteurs).

Loi de l’offre et de la demande : Loi fixant les prix lorsque seuls les offreurs et les demandeurs choisissent les quantités vendues et achetées et interviennent sur le marché.

Equilibre d’un marché : Point (quantité de bien vendue x, prix de vente y) valable pour une période donnée.

Courbe de demande collective : Ensemble des points (quantité de bien demandé x, prix du bien y) représentant la somme des demandes individuelles.

Types d’équilibre : Rationnement des offreurs: on ne peut pas tout vendre. Rationnement des demandeurs: tout le monde ne sait pas acheter selon son besoin. Equilibre classique: aucun rationnement.

Prix et quantités sur marché concurrentiel

Concurrence parfaire : Atomicité d’une transaction, homogénéité des biens, transparence du marché, ouverture du marché.

Equilibre en marché concurrentiel : Le prix est choisi pour former un équilibre classique (prouver par l’absurde).

Marché organisé : Marché dotée d’une entité intermédiaire à la commissaire priseur’. Toujours équilibre classique.

Marché informel : Un des deux (offreur, demandeur) se comporte en price maker.

Equilibre sur marchés concurrentiel : On tend vers un équilibre classique. Equilibre atteint si tous les acheteurs ont acheté ce qu’ils voulaient et si tous les vendeurs ont vendu ce qu’ils voulaient.

Propriétés de l’équilibre du marché : Quand on a équilibre classique, tous les intervenants se comportent en price takers. Par ailleurs, l’équilibre classique permet d’autres équilibre (cf. équilibre walrassien).

Equilibre de l’industrie : Il s’agit de l’équilibre atteint lorsque un entreprise ne peut plus entrer sur le marché sans vendre à perte (c.-à-d. sans couvrir les coûts).

Prix et quantités dans d’autres structures de marché

Caractéristique: l’offreur se comporte en price maker et caractérise tout le marché.

Recette marginale en monopole : Si l’offreur baisse son prix de vente, la recette marginale est inférieure au prix de vente.

Elasticité de la demande par rapport au prix et recette : Si la demande est élastique, la diminution du prix augmente la recette totale. Si la demande est inélastique la diminution du prix diminue la recette totale. Si la demande est d’élasticité unitaire, la recette reste inchangée.

Propriétés de l’équilibre : Le prix d’équilibre est toujours supérieur au coût marginal (contrairement à la concurrence parfaite). La quantité vendue est toujours inferieure. L’équilibre est toujours atteint à l’intersection du coût marginal et de la recette marginale.

Décision des offreurs interdépendantes. Soit guerre des prix, soit cartel. Le but du cartel est de maximiser les profits.

Duopole de Cournot : Comportement compétitif entre offreurs. Il stipule que les deux sociétés vont choisir de vendre beaucoup pour pas cher (car cela maximise le profit quelque soit le comportement de l’autre).

Courbe coudée de Sweezy Comportement compétitif. Courbe coudée car au coude on a la jonction entre une demande inélastique (quand le prix descend: le reste du marché suit) et élastique (quand le prix monte, les autres ne montent pas
les prix).

  • Marché différentié

Dans ce cas les produits offerts ne sont plus substituables.

Concurrence monopolistique : A courte terme (prix des concurrents constants), il faut rendre la demande inélastique en fidélisant le client (publicité). A long terme (prix des concurrents variables), des nouveaux entrent sur le marché. Cela peut
entraîner des surcoûts de production.

  • Marchés non ouverts

Types de barrières : Soit les économies d’échelle, soit les coûts de production moindre pour les entreprises déjà installées, soit des produits déjà différenciés.

Politique de prix limite : Les entreprises sur le marché s’entendent sur un prix limite suffisamment bas que pour rendre difficile l’entrée sur le marché.

  • Monopsone

Causes : Spécialisation et absence de mobilités.

Equilibre : Intersection entre la courbe de coût marginal et la courbe de productivité marginale. Niveaux d’emploi et de rémunération moindre.

Caractéristiques propres à certains marchés

  • Marché des produits

Biens stockables, biens non stockables : Dans le cas du stockable, production et consommation sont séparés. Il y a une chaîne de distribution avec chaque maillon étant un marché.

Biens durables, biens non durables : Dans le cas des biens non durables, les achats sont fréquents, le feedback sur les habitudes de consommation est important. Pour les biens durables, il se forme un marché de l’occasion.

  • Marché du travail

Marché concurrentiel : Le salaire dépend de l’intersection de l’offre et de la demande. La mobilité du marché influence l’élasticité de l’offre.

Marché de monopole bilatéral : Des négociations salariales fixent le niveau des salaires. On peut faire varier le salaire à condition de faire varier l’offre (de sorte à être en situation d’équilibre).

Concept de plein emploi :Le plein emploi est atteint lorsque tout ceux qui désirent travailler pour un certain nombre d’heures et pour le salaire en vigueur travaillent.

  • Marché du capital

Bourses des valeurs : Il existe un marché pour chaque titre. Un transaction ne signifie pas forcément un apport de capital (uniquement marché primaire). Il peut y avoir transaction sur des titres déjà en circulation (marché secondaire).

Marché des ressources naturelles

Prix d’équilibre et rente économique : Prix à l’équilibre (appelé rente économique) est à l’intersection de l’offre inélastique et de la demande. La rente est déterminée par le prix des produits qu’elle permet de fabriquer.

  • Processus concurrentiel et niveaux de profits

Généralement une entreprise a un profit plus élevé grâce à la productivité marginale de certains facteurs qui est meilleure. Mais finalement, le coût de ces facteurs augmente aussi et on retombe sur l’équilibre. Les modifications de profit à court terme sont introduites par des modifications ponctuelle de la demande ou encore un engouement temporaire pour un produit.

Equilibre général des marchés

Equilibre partiel : Etant donné que les marchés ne sont pas indépendant l’équilibre d’un marché seul est appelé équilibre partiel.

Equilibre général : L’équilibre général est celui qui prévaut lorsque le consommateur et le producteur choisissent librement leurs équilibres de sorte que le marché soit en équilibre.

Types d’équilibre général

  • Equilibre de Walras: tous les marchés sont en équilibre classique.
  • Equilibre de Keynes: tous les marchés sont en équilibre classique, celui du travail est équilibre avec rationnement de l’offre.
  • Equilibre général avec rationnement: un grand nombre de marchés se trouvent en équilibre avec rationnement.
  • Equilibre général de la concurrence parfaite: certains marchés sont en équilibre monopolistique ou oligopolistique.

Sous types d’équilibre avec rationnement

  • Sous-emploi keynésien: rationnement des offreurs sur le marchés des produits et des facteurs.
  • Sous-emploi classique: rationnement des demandeurs sur le marché des produits et des offreurs sur le marché des facteurs.
  • Inflation réprimée: rationnement des demandeurs sur les deux marchés.
  • Sous-consommation: rationnement des offreurs sur le marché des produits et des demandeurs sur le marché des facteurs.

Etat de plein emploi : Situation atteinte lorsqu’il y a plein emploi sur tous les marchés du travail.

Relation entre plein emploi et équilibre : Si l’équilibre de Walras est utilisé ou celui de rationnement des demandeurs sur le marché des facteurs alors le plein emploi est atteint.

Préférabilité de deux états de l’économie : Un état est préférable à un autre si la satisfaction d’au moins un agent est supérieure par rapport à sa situation dans l’autre état.

Efficacité d’un état de l’économie : Un état est jugé efficace s’il n’y a pas d’état préférable.

Condition pour que l’équilibre général soit efficace : Avoir un état de plein emploi, que le prix de chaque produit soit égal au coût marginal de production, que le coût de chaque facteur soit égal à sa productivité marginale.

Equilibres connus et efficacité : L’équilibre walrassien est efficace au sens de Pareto. Les autres non.

Fondements de l’analyse microéconomique du secteur public

Types d’interventions de l’Etat

  • Incitatives: dirigent le comportement des citoyens.
  • Productives: fourniture de biens et services par l’Etat.
  • Redistributives: l’Etat effectue des transferts de biens.
  • Moyens de financement du secteur public

Les impôts : Soit directs (impôt sur les personnes physiques) soit indirects (TVA). Les impôts directs tiennent compte des personnes et font translater leur droite de budget vers le base (les revenus baissent).

Les emprunts : Demande de capitaux de la part de l’Etat.

Les prix et tarifs : Factures de téléphone, billets de train etc … Budget de l’état Séparé en deux colonnes: les recettes (impôts, emprunts, …) et les dépenses (des ministères).

Modalités de l’intervention publique

  • Les interventions incitatives

Contrôle des marchés : L’Etat organise certains marchés (ex: des capitaux). Par ex: le marché pour l’emploi est organisé en créant des agences pour l’emploi. Cela ne signifie pas fixer les prix.

Promotion de la concurrence : Interdiction des cartels et des monopoles (pour atteindre l’efficacité au sens de Pareto).

Contrôle des monopoles : Plusieurs méthodes: l’autorité fixe les prix (contrôle des prix), l’autorité taxe les profits et nationalisation des monopoles.

Correction des externalités : Correction des effets d’un marché sur un autre marché (ex: marché de la sidérurgie liégeoise sur les soins de santé).

Mise sous tutelle de certains comportements : Même s’il est en équilibre, l’état du marché peut être jugé non satisfaisant. Ex: taxation du marché du tabac.

  • Interventions productives

Production en concurrence avec le secteur privé : L’introduction d’un entreprise publique peut forcer un comportement de concurrence dans le marché.

Production monopolistique : L’Etat peut produire monopolistiquement pour limiter les abus si le marché état aux mains du privé. C’est également nécessaire pour assurer l’efficacité de la gestion (prix = aux coûts marginaux). Le problème est
s’assurer que la gestion est bien faite.

Adjudication de ventes publiques : L’Etat fait produire des biens par des entreprises publiques. Il y a rédaction d’un cahier des charges et adjudication au plus offrant.

Fourniture de biens collectifs : Par exemple, fourniture de la protection civile.

  • Interventions redistributives

Redistribution par l’impôt direct et les transferts : On taxe les plus riches pour donner aux plus pauvres. Il ne faut pas comparer bêtement les montants des impôts: tout est un problème de niveau de vie à conserver (si on est riche) et à augmenter (si on est pauvre).

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