Équilibrage de la trésorerie

L’Équilibrage de la trésorerie est une politique de trésorerie d’une entreprise qui vise à tendre vers une trésorerie nulle où toutes les liquidités disponibles sont employées. Et c’est le cas de la gestion de trésorerie optimisée qui consiste en la diminution des disponibilités déposées au Trésor. Il s’agit non pas d’aboutir nécessairement à une trésorerie  » zéro « , mais de s’en approcher le plus possible

 En effet, l’objectif de celle-ci est de parvenir à une trésorerie proche de zéro afin d’éviter les excédents inemployés et les problèmes de financement

 Cependant, avant d’atteindre ce point d’équilibre, deux situations peuvent être envisagées :

  • insuffisance ou déficit de trésorerie
  • excédent de trésorerie

Table des matières

La gestion des déficits de trésorerie

    Le solde mensuel est négatif. Ceci traduit un déficit de trésorerie (recettes < dépenses). Il faut dans ce cas couvrir ce besoin de financement. Il faut analyser les décaissements dans le but de les repousser (crédit fournisseurs par exemple) et les encaissements dans le but de les avancer (crédit clients par exemple). Puis si les résultats ne sont pas suffisants, il faut rechercher le crédit à utiliser en fonction de la nature du besoin à financer

 L’entreprise peut prévoir dans un premier temps de :

repousser les décaissements 

Le crédit fournisseur

Augmenter le délai de paiement fournisseurs c’est-à-dire : essayer de gagner la confiance du vendeur pour élargir le délai de paiement du montant dû (30, 60,90 jours ou plus) et donc d’éviter les achats au comptant

Les obligations cautionnées 

Ils permettent de reporter à une date ultérieure le paiement des taxes sur le chiffre d’affaires, des droits de douane, des droits indirects, des produits domaniaux, des taxes et redevances à caractère économique

 Les obligations cautionnées permettent aux entreprises d’obtenir des crédits allant jusqu’à quatre mois et à un taux d’intérêt très avantageux

Avancer les encaissements 

Réduction des délais des crédits clients 

Il correspond au délai de paiement accordé par l’entreprise à ses clients. Il s’agit ici de réduire la durée du crédit accordé aux clients et de les inciter à payer au comptant en accordant des escomptes de règlement

Si les solutions précédentes ne sont pas insuffisantes, elle peut :

Rechercher des moyens de financement à court terme

L’escompte des effets de commerce

  L’escompte des effets de commerce est un concours bancaire réservé aux associations qui développent une activité commerciale avec une clientèle de personnes morales privées

   La banque avance le montant de l’effet avant son échéance au porteur qui lui a cédé. La somme créditée sur le compte du client correspond au montant de l’effet moins la commission d’escompte (rémunération du concours accordé)

   Donc l’entreprise peut négocier auprès de sa banque les traites en portefeuille à échéance de moins de 90 jours

Le Crédit de Mobilisation des Créances Commerciales (CMCC)

  C’est une technique bancaire qui se substitue à l’escompte des effets de commerce. Une entreprise, possédant plusieurs créances sur ses clients, souscrit un billet à ordre de sa banque et qui est escompté par elle

  Le billet à ordre souscrit par l’entreprise et représentatif du montant des créances matérialisées est négocié auprès de la banque afin d’obtenir immédiatement des disponibilités

Le recours aux sociétés d’affacturage

  L’Affacturage ou « Factoring » ou « Factor » est une opération de crédit : ce procédé repose sur un véritable transfert de propriété des créances. Le Factor prend place de l’adhérent à l’égard de ses clients

  C’est un mode de gestion et de financement des créances, en ayant recours à des sociétés spécialisées dans le domaine

L’affacturage :

     Permet d’encaisser vos factures avant leurs échéances

     Si vous souhaitez gagner du temps dans la gestion de vos factures, l’affacturage vous offre la possibilité de vous consacrer davantage à développer vos marchés

     vous évite d’avoir une trésorerie tendue du fait du retard de paiement

Équilibrage de la trésorerie : La gestion des excédents de trésorerie

    Le solde mensuel est positif. Ceci traduit la présence d’un excédent de trésorerie (recettes > dépenses). L’entreprise n’a alors qu’aucun problème de financement à Court Terme. Le trésorier doit alors envisager l’emploi de cet excédent dans les placements les plus rémunérateurs de façon à ne laisser aucun capital inutilisé

Le gestionnaire et le trésorier doivent rechercher les moyens de rentabiliser un excédent de trésorerie, quel qu’en soit la durée

 Plusieurs possibilités sont offertes aux choix de gestion des dirigeants d’entreprises :

Les placements à court terme

 Le trésorier doit apprécier les opportunités de placement en privilégiant les deux critères suivant :

La sécurité : une entreprise n’a pas pour finalité de prendre des risques financiers à travers le placement de ses excédents de trésorerie, cependant les placements qui présente les risques potentiels les plus élevés sont ceux qui généralement offrent les meilleurs perspectives de rendement à long terme l’entreprise doit donc définir un couple risque/ rentabilité 

La liquidité : les prévisions des flux de trésorerie sont entachées d’incertitude. L’entreprise doit donc pouvoir récupérer rapidement les fonds placé

 Les placements à terme proposés aux entreprises sont les dépôts à terme et les bons de caisse :

Les dépôts à terme

 Permet de placer les excédents de trésorerie pour une période d’au moins un mois. La rémunération des placements est en fonction du taux d’intérêt convenu entre la banque et l’entreprise, cette dernière ne court aucun risque puisque le dépôt est remboursé à l’échéance

Les bons de caisse

 Ce sont des titres émis par les banques ou par le trésor public pour une durée qui varie entre 1 mois et 5 Ans, ces titres sont représentatifs d’une créance à court terme à l’échéance la valeur des bons est augmenté des intérêts et remboursé

Les placements sur le marché

   Les instruments de placement offert par le marché financier permettent de placer les excédents de trésorerie aux conditions du marché

Les titres de créances négociables

   Les billets de trésorerie, les bons à moyen terme négociables et les certificats de dépôt sont des titres de créances négociables qui permettent à l’entreprise de placer ses excédents de trésorerie

Les certificats de dépôt

   Sont des titres de créance négociables émis par les établissements de crédit et la caisse de dépôt et consignation en contrepartie de dépôt effectué auprès d’eux par leurs clients

Les valeurs mobilières de placement

   Le trésorier préfère les obligations car elles sont moins risqués que les actions ou le recours aux organismes de placement collectifs en valeur mobilière

  Les sociétés de placement à capital variable (SICAV) : sont des sociétés dont l’actif est constitué d’un portefeuille de valeurs mobilières composées d’actions d’obligations et d’emprunt de l’état. L’achat d’actions de SICAV donne lieu à un droit de dividende qui est fonction du revenu de la porte feuille de SIVAC

Les fonds commun de placement

Ce sont des copropriétés des valeurs mobilières sans personnalités morales ils offrent des placements comparables a SICAV

5. Les autres placements

L’escompte fournisseurs

L’entreprise qui dispose d’un excédent de trésorerie peut régler un fournisseur avant l’échéance en contrepartie d’une réduction prix (appelé escompte de règlement) cette opération est avantageuse :

   pour le fournisseur : si le taux d’escompte est inférieur au coût du crédit

   pour le client : si ce taux est supérieur au taux offert par les autres placements

L’avance en compte courant

   Au niveau du groupe, une entreprise ayant des excédents de trésorerie peut faire un prêt sous la forme d’une avance en compte courant à une entreprise déficitaire

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